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lemchahbi

vendredi, août 21, 2015

لمشاهب في افتتاح الملتقى الدولي الثامن لمجموعات الديوان الموسيقية


Le groupe marocain Lemchaheb en ouverture
8e rencontre international des groupes de musique diwan

Des pointures mondiales de la world music, de la musique gnawa et de jazz auront rendez vous avec la jeune scène algérienne de diwan à la faveur du 8e Festival international de musique diwan prévu à Alger du 22 au 27 août. Des formations musicales venues du Maroc, de France, des Etats-Unis, du Cameroun et du Mali se partageront la scène avec les quatre lauréats du festival national de musique diwan tenu en juin dernier à Bechar.
Des pointures mondiales de la world music, de la musique gnawa et de jazz auront rendez vous avec la jeune scène algérienne de diwan à la faveur du 8e Festival international de musique diwan prévu à Alger du 22 au 27 août. Des formations musicales venues du Maroc, de France, des Etats-Unis, du Cameroun et du Mali se partageront la scène avec les quatre lauréats du festival national de musique diwan tenu en juin dernier à Bechar.
Le festival accueillera en ouverture le groupe marocain mythique des années 1970 "Lemchaheb", qui connaissent un très grand succès en Algérie et qui devront assurer la première soirée de l'évènement avec les jeunes de "Diwane Gnawa El Kandoussi", premier Prix à Bechar. Un des plus grand mâalmine et le plus en vue de la scène gnawi marocaine, Hamid El Kasri, sera accompagné lors de ce festival, auquel il a déjà pris part, par un des batteurs algériens de référence et habitué de la fusion musicale, Karim Ziad.
Le griot malien Bassekou Kouyaté et son orchestre de musique contemporaine "N'goni Ba" jouant d'instruments exclusivement traditionnels est également au programme de cette édition, en plus de Bania, un groupe franco- algérien d'inspiration diwan . Le projet musical "Malted Milk & Toni Green" réunissant la chanteuse américain de la soul music, Toni Green, et le guitariste français Arnaud Fradin et son band fera une halte à Alger lors de ce festival tout comme le chanteur et bassiste camerounais de jazz de renommé mondiale Richard Bona qui assurera la clôture de l'évènement.
Ces figures du jazz et du rhythm & blues se partageront la scène avec des troupes algériennes comme "Lemma Becharia" ou les "Ifrikya Spirit". La scène du théâtre accueillera également les troupes "Diwan Ouled Sidi Blel" de Tindouf, "El Mechâal" d'Adrar et "Diwan El Bahia" d'Oran toutes primées lors du dernier festival national de diwan. Le prix du ticket d'accès a été fixé à 500 DA et 700 pour le spectacle de la soirée de clôture.
Le festival accueillera en ouverture le groupe marocain mythique des années 1970 "Lemchaheb", qui connaissent un très grand succès en Algérie et qui devront assurer la première soirée de l'évènement avec les jeunes de "Diwane Gnawa El Kandoussi", premier Prix à Bechar. Un des plus grand mâalmine et le plus en vue de la scène gnawi marocaine, Hamid El Kasri, sera accompagné lors de ce festival, auquel il a déjà pris part, par un des batteurs algériens de référence et habitué de la fusion musicale, Karim Ziad.
Le griot malien Bassekou Kouyaté et son orchestre de musique contemporaine "N'goni Ba" jouant d'instruments exclusivement traditionnels est également au programme de cette édition, en plus de Bania, un groupe franco- algérien d'inspiration diwan . Le projet musical "Malted Milk & Toni Green" réunissant la chanteuse américain de la soul music, Toni Green, et le guitariste français Arnaud Fradin et son band fera une halte à Alger lors de ce festival tout comme le chanteur et bassiste camerounais de jazz de renommé mondiale Richard Bona qui assurera la clôture de l'évènement.
Ces figures du jazz et du rhythm & blues se partageront la scène avec des troupes algériennes comme "Lemma Becharia" ou les "Ifrikya Spirit". La scène du théâtre accueillera également les troupes "Diwan Ouled Sidi Blel" de Tindouf, "El Mechâal" d'Adrar et "Diwan El Bahia" d'Oran toutes primées lors du dernier festival national de diwan. Le prix du ticket d'accès a été fixé à 500 DA et 700 pour le spectacle de la soirée de clôture.


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jeudi, juillet 05, 2012

بمناسبة الذكرى الأربعين لتأسيسهم: لمشاهب تنظم مهرجانها الأول

 A l’occasion de leur 40ème anniversaire : Lemchaheb organisent leur premier festival A l’occasion de leur 40ème anniversaire : Lemchaheb organisent leur premier festival Le groupe Lemchaheb organise, du 6 au 9 juillet courant, à Casablanca, la première édition de son festival sous le signe « 40 ans :richesse et sens ». Cette manifestation s’inscrit dans le cadre des festivités marquant les 40 ans de la création de cette formation légendaire. L’occasion pour les fans du groupe et amateurs de bonne musique de se retrouver pour célébrer, comme il se doit, 40 belles années de chant patriotique, de paroles engagées et de création artistique. C’est dans ce cadre que la formation casablancaise propose une série de concerts autour de chansons féeriques qui débutent demain, vendredi 6, au Complexe culturel Moulay Rachid. Deux jours après, dimanche 8, le public retrouvera le groupe à la salle du Théâtre Mohamed Zefzaf pour un show tout aussi électrique. Avant l’ultime concert, annoncé pour lundi 9, au Théâtre Mohammed VI. A la joie des mélomanes auxquels le groupe promet d’excellents moments de détente avec au programme un spectacle prometteur. Soulignons que cet événement artistique, qui se tient sous la houlette du département de la culture et de la coopération avec le soutien du Conseil de la ville de Casablanca, rendra hommage à Hassan Nafali, l’ancien président du Syndicat national des professionnels du théâtre, à Ahmed Saari, acteur marocain chevronné et à Zouhair Qamari, président de l’Association arts et cultures. A ce propos, le chef du groupe musical Kissra a déclaré à Libé qu’il s’agit d’une « reconnaissance aux efforts que ces hommes ont déployés pour le groupe Lamchaheb ». Outre la reconnaissance à ces hommes, le chef du groupe Kissra explique les raisons de ce choix : «Nous avons l’objectif de faire sortir Arts et Cultures de l’ombre. En plus, nous allons leur rendre hommage pour les efforts qu’ils déploient pour le corps artistique». Avant de poursuivre : «Dans un contexte marqué par la quasi-absence de syndicat artistique et de militants dans le secteur, j’avoue que cette association a comblé le vide laissé par les instances concernées ». Dans ce cadre, Zouhair Qamari a exprimé l’espoir de voir Lamchaheb bénéficier d’un local de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). « Il faut rendre hommage à l’artiste. J’aimerais bien voir un film sur Lemchaheb pareil à Transe sur les Ghiwane, ou encore un Biopic sur le riche parcours musical de ce groupe ainsi que sa contribution à enrichir le patrimoine artistique de notre pays». L’histoire du groupe a commencé en 1972 suite à une rencontre dans le célèbre café casablancais, La Comédie, entre Moulay Chérif Lamrani et le régisseur de Nass El Ghiwane, Mohamed Bakhti. A cette époque déjà, Moulay Chérif Lamrani voulait créer un groupe de musique et avait sollicité l’aide de Mohamed Bakhti pour y parvenir. «Je sais que tu as bossé pour les Ghiwane, on veut monter un groupe comme eux, aide-nous», lui avait-il dit. C’est ainsi que le groupe Lamchaheb a été créé se distinguant par son goût prononcé pour les musiques occidentales et le sens de la provocation. Le groupe a pour particularité d'introduire des instruments musicaux modernes et de composer des textes dénonçant les excès du régime politique marocain. C’était vraiment quelque chose d’exceptionnel que de voir une formation musicale marocaine critiquer ouvertement le régime à l’époque où la censure était à son apogée. Une liberté d’esprit et de ton qu’appréciera le public marocain et maghrébin. Souhaitons bon vent à ce festival qui se veut pérenne.

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lundi, juin 11, 2012

مشروع السيرة الذاتية لمجموعة المشاهب

LARBI LAKEHAL, RÉALISATEUR

“L’image est le meilleur moyen de raconter notre histoire”

 

Par : Sara Kharfi

Avec passion, il dévoile les détails du projet du biopic du groupe Lemchaheb. Sans concession, il explique les difficultés du cinéaste en Algérie.

Liberté : Vous allez réaliser un biopic sur le groupe marocain Lemchaheb. Comment est né ce projet ?
Larbi Lakehal : C’est une rencontre inopinée, le “mektoub !”. J’ai été invité à la 6e édition du Festival national de musique diwane de Béchar, et c’est là que j’ai rencontré et discuté à cœur ouvert avec Lemchaheb. Ils ont constaté que je maîtrisais leur parcours musical et humain ainsi que le travail qu’ils ont effectué sur le patrimoine. Lors de nos échanges, je leur ai parlé du parallèle que je fais, personnellement, entre Kenadessa (Béchar) et El Haï El Mohammedi (Casablanca, Maroc). Autour d’El Haï El Mohammedi, il y a eu un brassage de beaucoup de cultures, une composition socioéconomique et culturelle qui s’est tissée autour de cette cité ouvrière – c’est d’ailleurs de ce quartier que sont issues Jil Jilala et Ness El Ghiwane. Et pour Kenadessa, c’est la même chose : c’est une cité minière où il y a eu un brassage de ce qu’on pourrait appeler la “société saharienne”, qui a permis à plusieurs cultures et ethnies d’évoluer dans cet espace. Mais j’avoue que ce n’est pas facile de dire oui pour un film sur Lemchaheb, parce que c’est une grande responsabilité. C’est l’histoire de toute une vie. Il faut traduire quarante années de péripéties. Je suis conscient que certaines choses vont être dites, que d’autres non, qu’il y a des lignes rouges, des croisements d’événements, etc. Le lendemain de cette discussion, Salaheddine Kousra, président de Lemchaheb, m’a dit qu’ils avaient décidé que c’était moi qui ferai le film.

Quelle a été votre réaction ?

Je ne savais même pas qu’il y avait un film en projet. Je lui ai répondu que c’était une très grande responsabilité, et que je ne pouvais répondre instantanément à sa proposition. Je lui ai demandé de réfléchir, car je pense qu’il y avait des choses à éclaircir de part et d’autre. On a au départ évoqué la possibilité de financement du côté algérien, mais après réflexion ils ont décidé que le film sera produit à 100% par eux. On a éclairci certains points, mais je n’ai posé aucune condition. Mon souci n’est pas matériel, il est plutôt esthétique. Je souhaite être à la hauteur du projet. On m’a envoyé le texte que je vais scénariser selon plusieurs approches, musicale d’abord, puis humaine parce que Lemchaheb c’est une histoire avec plusieurs histoires à l’intérieur : les histoires de chacun des membres.

Mais pourquoi sollicitent-ils un réalisateur algérien ?
Je pense que c’est une question de marketing. Il faut savoir que Lemchaheb se sont disloqués après la mort de Mohammed Batma et Chérif Lamrani. Ils ont perdu leur public à cause de problèmes internes. Maintenant que le succès est au rendez-vous, ils veulent reconquérir leur public et reconstruire le pont qu’ils avaient avec le Maghreb. Il y a également une dimension algérienne dans le groupe Lemchaheb : Chérif Lamrani est né à Oran, il est de mère algérienne et c’est lui qui a introduit la mandole (qui n’existe pas dans le patrimoine marocain) parce qu’il a été imprégné par la culture algérienne. Oran a beaucoup influencé Lamrani.

Ce sera votre premier long métrage de fiction ?

Je prépare en parallèle une autre fiction : une adaptation du roman Myriem dans les palmes, de Mohammed Ould Cheikh, un des premiers romanciers algériens d’expression française. Son roman est extraordinaire et j’ai pratiquement finalisé les contours de la trame qui se déroulera entre Béchar et le Maroc. J’ai pris l’idée du livre et l’ai développé en introduisant des références historiques et sociales de la ville de Kenadessa (le chemin de fer, le mouvement national, Messali El Hadj qui est venu à Kenadessa, etc.). C’est en fait un petit schéma qui va situer dans le temps une période cruciale de l’histoire de l’Algérie, la prise de conscience du peuple algérien, comme cela a été rapporté dans le roman.

Vous vous intéressez beaucoup à l’histoire…

On ne parle jamais de l’histoire, il y a beaucoup de zones d’ombre parce que les vivants ne peuvent pas assumer certaines choses. Et on a compris qu’on ne pouvait pas aller au-delà. On voit d’ailleurs ce que cela a donné avec les films proposés pour le cinquantenaire de l’indépendance. Je n’ai pas la prétention d’être un historien mais je crois que, dans l’Algérie d’aujourd’hui, l’image est le meilleur moyen de raconter notre histoire. Beaucoup de gens pensent à tort que le Sud n’a pas participé à écrire l’histoire du pays. Personnellement, j’ai subi ce regard-là et j’ai été désigné par mon appartenance. J’ai donc le sentiment d’une responsabilité, d’abord morale, vis-à-vis du pays et de ma région. Je trouve aussi que chaque créateur devrait s’intéresser à sa région, à ce qu’il connaît le mieux, et la faire connaître, loin des considérations matérielles.

Difficile, quand même, de traiter de l’histoire alors que beaucoup de ses acteurs sont encore en vie…
J’ai déposé, il y a un an et demi, un projet sur la Zone VIII. Le ministère des Moudjahidine a accepté mais le responsable de l’époque (aujourd’hui à la retraite) m’a recommandé de changer une séquence parce que l’homme mis en scène est dans l’État. Je l’ai supprimé, devant lui, avec un feutre mais je lui ai demandé si cette suppression sur papier pouvait me garantir qu’elle allait supprimer le geste de l’homme de la grande histoire. Je pense que lorsqu’ils ne seront plus de ce monde, on pourra dire la vérité.

Sous-entendez-vous que l’écriture de l’histoire, dans le cinéma, est reportée ?
Il y a quelques années, René Vautier a donné une conférence en Algérie et nous avait parlé de son film, l’Algérie s’embrase. Il nous a raconté que lorsque la direction du FLN et de l’ALN a vu les images, elle a demandé d’enlever certains plans relatifs aux moudjahidine qui pleuraient lorsqu’ils ont vu leurs frères d’armes mourir. Ils lui ont dit que les moudjahidine ne pleurent pas. Ceci est révélateur d’une inconscience par rapport à l’histoire. Je sais que chacun d’entre nous s’autocensure, donc nous n’avons pas besoin de personnes qui viennent nous dire ce qu’on doit faire. Chaque producteur a le droit de dire, mais pour ne pas subir la censure de l’État, il ne faudrait pas qu’il lui demande de l’argent. Il faut trouver d’autres voies de financement, et avoir les moyens d’assumer ses idées. Il ne faut pas se leurrer, les finances donnent un pouvoir, que ce soit à l’Algérie ou à l’étranger.

Il y a des lignes rouges partout, en Algérie comme ailleurs…
Chaque pays à ses limites. J’ai eu une expérience avec Lamine Merbah qui illustre mon constat. Il avait sollicité la France pour un financement parce qu’il avait scénarisé le roman édité en France, Regard d’enfant. Mais le scénario a été refusé parce qu’il évoquait la torture. Eux aussi ont des limites. Pour en revenir à l’Algérie, il y a toujours des non-dits, des zones d’ombre, mais le cinéma devrait être dans une dynamique d’évolution et de valorisation. Il faut une stratégie de production, et des moyens qui vont nous permettre de nous voir dans le miroir. Je pense que ce qui a été fait et écrit dans la loi sur le cinéma peut engendrer une dynamique très positive, mais il faudrait y mettre du sien également.

De quelle manière ?

Lorsque j’étais membre de l’Arpa, j’ai été écœuré par la mentalité des créateurs et de la création en Algérie. Les gens prennent des initiatives individuelles et se rendent au ministère, à la télé ou à une autre institution pour demander de l’aide. On ne peut pas s’attendre à ce que le secteur se développe si on n’arrive pas à se projeter dans l’avenir et à s’organiser en communauté, à défendre une vision commune. On n’en a aucune parce qu’on est divisé et éparpillé. On s’est battu durant deux ans pour résoudre nos problèmes avec le Fdatic, et on a réussi, puis on a également sollicité le ministère des Finances pour une aide. Maintenant, la question est de savoir comment traduire concrètement ces choses-là, ces acquis. Pour cela, il faut qu’on s’organise pour que les institutions sentent qu’il y a des cinéastes organisés qui peuvent exposer leurs vues et leurs attentes.

Même s’il y a des productions et des moyens, beaucoup déplorent le fait que les films ne sont ni projetés dans les salles ni diffusés à la télé…

Effectivement, concernant les productions d’“Alger, capitale de la culture arabe 2007”, la télévision ne les a diffusées qu’une seule fois. Pour moi, c’est un problème de mentalité. D’ailleurs, lorsque j’étais à l’Arpa, j’avais même proposé qu’on poursuive en justice la Télévision, mais cela n’a pas abouti. Je considère que la télévision est un secteur public, non la propriété de son directeur. Il y a un cahier des charges, une commande, une grille, et on doit discuter de cela afin de mettre en évidence le barème, et qu’on travaille sur la qualité. Il faut encourager une dynamique de création, ce qui permettra aux réalisateurs de se corriger, de s’apercevoir de leurs maladresses et donc de s’améliorer. Concernant le cinéma, d’abord les salles devraient être récupérées par le ministère de la Culture.

Au Festival de Béchar, vous avez présenté le documentaire, Les rites diwanes à Béchar. Cette culture fait-elle partie de vos centres d’intérêt ?
Il y a dix ans, j’avais dit que le diwane sera la tendance musicale en Algérie, et nous sommes en train de le constater aujourd’hui. Mais il y a tout de même une injustice envers la région de Béchar, et elle est d’abord artistique. Il a fallu que Alla aille en Allemagne pour émerger, Gaâda Diwane Béchar, Malika Mokeddem et Mohamed Moulessehoul (Yasmina Khadra) en France. Il faut casser cette injustice et ce regard folklorique qu’on pose sur cette région. Quant au diwane, il est pour moi une partie intégrante de la région, un patrimoine qu’il faudrait revisiter pour lui donner la place qui lui revient de droit, parce qu’il révèle l’histoire. Il a fallu que des artistes comme Maâlem Ben Aïssa (Allah yerahmou), Amazigh Kateb ou Gaâda Diwane Béchar construisent des ponts pour sortir cette musique de son cadre originel.
Comme elle était considérée comme un tabou, cette musique est restée en marge, en conservant toute son authenticité. Ce qui a facilité le processus de valorisation. Le Maroc a valorisé cette culture avec notamment l’héritage du ghiwane (il y avait toujours un maâlem avec un goumbri et des crotales dans les formations ghiwane). Le diwane est un patrimoine qui reste encore à reformuler.

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samedi, mai 19, 2012

مؤتمر صحفي للمشاهب

“Béchar est notre porte d’accès pour l’Algérie”
 
Lemchaheb a fait part de leurs projets avec les Algériens, notamment la réalisation d’un documentaire sur le parcours du groupe par le cinéaste algérien, Larbi Lakehal, une association des amis de Lemchaheb, et celui d’un partenariat pour dispenser des formations, un mois par an.

À quelques heures du coup d’envoi officiel de la sixième édition du Festival national de la musique diwane de Béchar, et de leur concert au stade En-Nasr, Salaheddine Kousra, président de la formation Lemchaheb, et Mohamed Hamadi, membre fondateur de ce groupe mythique créé en 1973, ont tenu une conférence de presse à la maison de la culture de Béchar. M. Kousra a d’abord expliqué la relation qu’entretient sa formation avec Béchar, qu’il a considéré comme “notre porte d’accès pour l’Algérie”. Une sorte de passage obligé ; une ville incontournable. Il a ensuite rappelé le parcours de Lemchaheb, créé dans l’effervescence d’un mouvement folk (Ghiwane), avec pour objectif de “faire aimer le patrimoine populaire à la jeune génération. Le regretté Chérif Lamrani a tracé le juste chemin à Lemchaheb pour l’universalité”, déclare M. Kousra qui soulignera également que Chérif Lamrani, né à Oran en Algérie, “nous a laissé une école avec ses bases.” Évoquant le volet musical, il fera remarquer qu’il y a toujours une sorte de “combat entre la mélodie et la parole”. De son côté, Mohamed Hammadi parlera de la particularité de la musique de Lemchaheb et de son apport au style ghiwane, qui était à l’époque de leur apparition représenté de la plus belle des manières par Ness El ghiwane et Jil jilana. Mais il fallait se différencier et pour cela “nous avons travaillé sur le rythme, l’harmonie, le folklore (marocain, algérien et tunisien), et tagnaouite.”
Ce membre fondateur de Lemchaheb qui a perdu trois de ses piliers, emportés par la mort (Cherif Lamrani, Mohammed Batma et Mohamed Sousdi), ajoutera que “Lemchaheb a beaucoup travaillé sur tagnaouite. Nous avons des chansons qu’on joue sur un rythme de musique gnaoua, comme Ya Chraâ, Hamouda, Ya Latif ou Daouini. “Lemchaheb, dont les membres n’ont pas souhaité répondre à des questions politiques, font de la chanson engagée, revendicative.”  “Un politique fait des discours, nous faisons de la musique. À chacun son métier. Mais le discours populaire marque et a une influence sur les gens. Avec la culture, on peut transmettre des messages”, a rappelé M. Kousra. Les invités du festival se sont également intéressés à la relève, en saluant le travail et les moyens des formations de Béchar qui pratiquent ce style, comme Essed ou Ladjouad. Ils ont aussi dévoilé une partie de leur programme de la soirée, notamment une chanson en hommage à Mohamed Sousdi. Quant à leurs projets avec les Algériens, ils sont nombreux, notamment un documentaire de Larbi Lakehal sur leur parcours, la création d’une association des Amis de Lemchaheb et un partenariat avec El Ferda pour dispenser des formations aux jeunes, qui s’étaleront sur un mois. De son côté, Hocine Zaïdi, commissaire du Festival national de la musique diwane, a donné un bref aperçu des préparatifs de la présente édition, tout en indiquant que les maisons de la culture des autres wilayas du pays ont été impliquées dans les présélections. Car “le diwane est présent dans toute l’Algérie. Il y a des nuances d’une région à une autre et on veut le montrer dans notre festival”, a-t-il affirmé. Et de revenir sur le déroulement des présélections à Béchar : “Pour Béchar, nous avons fait une présélection en conviant plusieurs groupes. Un jury en a choisi deux. Et l’objectif c’est de pouvoir faire la même chose dans les autres régions.” Revenant sur la question des sponsors, jugés par l’assistance peu nombreux, Hocine Zaïdi a espéré plus “d’ouverture” et souhaité pouvoir attirer à l’avenir des partenaires privés. Sur ce point, M. Kousra, a insisté sur le caractère culturel du Festival diwane. Pour lui, lorsqu’il y a beaucoup de sponsors, c’est l’aspect commercial qui prime sur tout le reste.

Par : Sara Kharfi.  Journal Liberté.

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فوضى وهستيريا في السهرة الأولى لمهرجان موسيقى الديوان.. البـشـاريون يبـعـثـرون أوراق ''لمشاهب''



كانت السهرة التي أحيتها الفرقة الأسطورية المغربية ''لمشاهب''، ليلة الجمعة الماضي، بملعب ''النصر'' ببشار، ستكون تاريخية لو تمت بعيدا عن الفوضى والهستيريا الجماهيرية للبشاريين، الذين فشل الأمن في ضبط جماحهم· وقد بدت التشكيلة الفنية قلقة مضطربة، بعد أن كسّر التنظيم ريتمهم الإبداعي، وأوقف العرض مرتين متتاليتين·
كانت الساعة تشير إلى التاسعة والنصف ليلا عندما غرق ملعب النصر بموجة من الجمهور البشاري، الذي بدأ يتوافد على المكان منذ ساعتين تقريبا، عائلات وأصدقاء حملوا أنفسهم إلى الليلة الأولى للمهرجان الثقافي لموسيقى الديوان في طبعتها السادسة. موعد سنوي، ينتظره الجميع لينفض غبار الروتين والركود على هذه الجهة من الوطن. في المدرج الوحيد للملعب، احتمت العائلات من جموع الشباب، وجلست تنتظر، وبينما الأرائك الأمامية المخصصة للسلطات الولائية، كانت شاغرة تترقب وصول الوفد الرسمي، راجت الأخبار أن والي ولاية بشار لن يكون حاضرا في السهرة، ولا باقي المسؤولين العسكريين وما تبعهم، فبدأ الجميع يزحف إلى الجهة الأمامية للملعب قريبا جدا من المنصة. بعد العاشرة بقليل، أُعلن عن انطلاق السهرة، وجلست قدوري ممثلة وزيرة الثقافة، تشرف على الفعالية، إلا أن تدفق الجمهور على المكان المخصص لها جعلها محل تهديد مثلها مثل ممثلي الصحافة الوطنية الذين افترشوا الأرض، مستعينين بزرابي السلطات المحلية، إلا أنهم سرعان ما غرقوا بين الأرجل هم أيضا، في غياب تام لمكان مخصص لرجال الإعلام لمتابعة العرض والبقاء قريبا من الحدث.
لم تمر الأغنية الأولى لفرقة ''لمشاهب'' بعنوان ''رثاء لمحمد السوسدي''، حتى تحوّلت أرائك المسؤولين إلى أي شيء ماعدا مجلس مريح، شباب من 16 إلى 20 سنة، وآخرون من تتراوح أعمارهم من 40 إلى 50 احتلوا المنطقة، وزحفوا بلا رقيب أو معين، حيث تجهيزات الصوت التابعة لديوان رياض الفتح، استنفر أصحابها سريعا، مدافعين عن أجهزتهم.
وعلى مدار كل السهرة، تواصل المشهد على هذه الطريقة ''الحربية''، كرّ وفرّ، صراخ وانفعال شديد، شباب ضبطت بحوزتهم قطع ''كيف''، آخرين سكارى حاموا بين الحشود، كاسرين حرمة الموقف، وجمالية الاستماع إلى فرقة ''لمشاهب'' الملتزمة. كل ذلك في غياب تام لعناصر الأمن الوطني، الذي كان عددهم لا يتعدى أصابع اليد، مقابل ملعب مملوء عن آخره، يرجح أن يكون ضم تلك الليلة 20 ألف متفرج. لا تطويق أمني، لا حواجز حديدية كما تعودنا، شرطة تتفرج دون أن تتدخل، تاركة مهمة النهر والزجر لأعوان أمن مؤقتين من شباب الأحياء المجاورة، استأجرهم المهرجان للمناسبة.  إلا أن هؤلاء أيضا لم يكن بوسعهم فعل شيء أمام أقرانهم، فتحوّل النهر إلى مشادات كلامية وشجارات.
بعد مغادرة ممثلة الوزيرة المكان، مسرعة متأسفة من سوء التنظيم، بقيت الحلبة فارغة، لا يديرها أحد. وحده رئيس الفرقة المغربية صلاح الدين الكوسري، صعد إلى المنصة وخاطب الجميع، طالبا الهدوء، قبل أن يشدد من كلامه، ويهدد بالمغادرة إن استمر الوضع على هذا المنوال. للأسف، لم يقم الكوسري سوى بتأجيج الحماس، وزاد من نسبة الاندرينالين في أجساد شباب بشار المتعطش والمكبوت بآلام واقعه الاجتماعي.
بعيدا عن ''واقعة لمشاهب'' في ليلة بشار الأولى، كانت هناك مشاهد جميلة من بين الجمهور، رجال ونساء يرددون حرفا حرفا أغاني الفرقة، الكل يحفظ عن ظهر قلب رصيد 40 عاما من الغناء الملتزم لهذه المجموعة المتجددة عبر الزمن. تكوّنت الفرقة في هذه السهرة م: عبد الوهاب زواق العازف على القيثارة، يقطان عبد الرحمن، طارق بن عيسى الصوت المميز القادم من تيطوان، محمد حمادي والشاذلي مبارك، العنصران الأسطوريان في الفرقة، دخلا متعانقين للمنصة، دلالة على إتحادهما، بعدما عرفته المجموعة من فرقة وسوء تفاهم في سنوات خلت. هذه التشكيلة قدمت أغاني متنوعة، منها ''العوامة''، ''هذا شنو''، ''يا لطيف''، ''هطلوا دموعي''، ''فلسطين''، ''ناري''، ''مال القنديل'' و''العفو يا بابا''··· أغاني جمعت بين الكلمة والموسيقى، متعة لمتذوق السمع الأصيل، آلات إتحدت مع أصوات أصحابها، لتكون جوهرة غالية الثمن، إلا أن بشار التي احتضنت عودة ''لمشاهب'' لم توفق في تقديم الطبق الفني هذا على طبق من فضة أو ذهب.
بشار: نبيلة· س

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لمشاهب في افتتاح الملتقى الدولي الثامن لمجموعات الديوان الموسيقية

Qui a dit que la flamme de Lemchehab s’est éteinte ? Le groupe marocain a fait déplacer la grande foule vendredi soir à Béchar. Le stade En Nasr où se déroule les soirées du Festival de la musique Diwane jusqu’au quand 24 mai a été envahi par les jeunes et les moins jeunes. Les organisateurs ont été débordés au point que l’anarchie s’est vite installée autour de la scène. Les techniciens de l’Office Riadh El Feth ont eu beaucoup de difficultés pour assurer la sûreté du matériel et la continuité du spectacle. Les services de police étaient étrangement effacés. L’absence du wali de Béchar a fait que les agents d’ordre se mettent de côté laissant les organisateurs du Festival du Diwan se démenaient seuls face à un public voulant s’approcher coûte que coûte de la scène. La police est au service de qui ? Du wali ? Des citoyens ? Il est évident que les normes de sécurité n’étaient pas assurées. D’où la désorganisation qui peut paraître injustifiable pour un festival qui est à sa sixième édition. Un festival toujours démunis sur le plan des moyens. Relancer l’activité culturelle dans les régions du Sud doit pourtant être une priorité en ces temps d’incertitudes…Salah eddine Kousra, manager de Lemchehab, a arrêté trois fois le spectacle demandant au public de se calmer et de s’organiser pour suivre le concert. « Si les choses continuent comme cela, nous allons nous retirer », a-t-il menacé au moment où la pression était à son comble. Béchar a grandement besoin d’un théâtre de plein air. C’est un minimum pour une ville du sud qui connaît déjà les grandes chaleurs. Au début de la soirée, Saleheddine Kousra annonçait que Lemchehab a, contrairement à ses habitudes, choisi d’interpréter douze chansons au lieu de huit. « C’est une manière d’exprimer notre attachement à Béchar et à notre public algérien », a-t-il dit. Le dernier spectacle de Lemchaheb à Béchar remonte à 1974 ! Les musiciens et chanteurs Abdelwahed Zouak, Abderrahmane Lektane, Tarek Benaïssa, Djamel Moutawakil, Mohammed Hamadi et Chadili Moubarak sont montés sur scène au milieu de fort applaudissements. Mustapha du groupe béchari Es-Sed a accompagné Lemchehab à la batterie. Le concert a commencé avec une chanson-hommage à Mohammed Sousdi, Mohamed Batma et Chérif Lamrani, des anciens membres de Lemchaheb, aujourd’hui disparus. « Après la télévision marocaine, cette chanson est une exclusivité pour le public du festival », a précisé Salaheddine Kousra. Lors de l’interprétation, le groupe a ajouté le nom de Warda El Djazaria, décédé au Caire jeudi 17 mai. Hocine Zaïdi, commissaire du Festival de musique Diwane, a, lors de l’allocution d’ouverture, rendu également hommage a la diva de la chanson arabe. Lemchehab ont interprété des titres connus de le repertoire tels « Hakmet Leqdar », « Filistine », « Amana », « Ya latif », « Dawini »…Une partie du public, qui semble connaître à cœur les textes, reprenait à chœur les paroles. « Imaginez la rencontre après des années d’absence. Nous sommes revenus avec des idées de projets. L’accueil qui nous a été réservé. Nous allons travailler avec des groupes algériens avec qui nous partageons le style. Une manière de sauvegarder le patrimoine », nous a expliqué Saleheddine Kousra après le spectacle. L’algérien Larbi Lekhal va réaliser un documentaire sur les 40 ans de carrière artistique de Lemchaheb. « Nous savons que Larbi Lekhal sera à la hauteur », a appuyé le manager de Lemchaheb. Ce projet est le premier du gentre entre un documentariste algérien et un groupe musical marocain. Le groupe Lemchaheb espère partager avec l’Algérie les festivités célébrant le cinquantenaire de l’indépendance du pays. « Une indépendance qui était une aspiration de tout maghrébin », a soutenue Salehddine Kousra. Selon lui, le festival de Béchar est l’exemple d’un festival culturel où le spectacle se mélange au débat d’idées. Lemchaheb prépare actuellement un nouvel album qui contiendra notamment une chanson sur « le printemps arabe » et une autre en hommage aux servantes de maison. « Nous sauvegardons l’authenticité de notre musique en s’adaptant au nouveau langage des jeunes », a précisé Salaheddine Koursi. Samedi soir, quatre jeunes groupes algériens de Diwane sont prévus à la scène du stade En Nasr : Sara Ksar de Béchar, Diwane Gnawa de Blida ainsi que Tagmi et Diwane Bahdja d’Alger. A la fin du festival, les meilleurs groupes seront primés par un jury présidé par l’ancien ministre et ancien ambassadeur Lahcen Moussaoui.

 Fayçal Métaoui du journal El watan

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mardi, janvier 17, 2012

لمشاهب تفقد مشهابا اخر: الفنان محمد السوسدي في ذمة الله

لمشاهب تفقد مشهابا اخر: الفنان محمد السوسدي في ذمة الله


بعد معاناة طويلة مع التهميش و لا مبالاة  المسؤولين عن القطاع الفني بالمغرب، توفي الزجال و مغني مجموعة لمشاهب محمد السوسدي، بمستشفى محمد الخامس بالدارالبيضاء بعد أزمة مفاجئة حادة في جهازه التنفسي ألمت به صباح الثلاثاء 17 يناير، مسدلا الستار عن حياة فنية حافلة، من العطاء الفني مع مجموعة لمشاهب امتدت نحو  أربعين سنة من العطاء. جال فيها بين خشبات المسارح المغربية والعالمية ،  ليجد نفسه في نهاية المطاف دون سند حقيقي. بعد رحيل الشريف ومحمد باطمة الى دار البقاء. وكان موقع وجهات نظر وأسبوعية الحياة اخر منبر اعلامي قاما باستجواب الراحل محمد السوسدي قبل أسبوع من رحيله المفاجئ. ويذكر أن السوسدي كان يستعد لاصدار ألبوم جديد يقدم من خلاله فرقة شابة متكونة من أبناءه الثلاثة عبدو وحمزة و مهدي السوسدي للجمهور  في قالب مشاهبي جديد وتوزيع عصري ليسلم مشعل لمشاهب للجيل القادم لكن قدر الله كان الأسبق.
 ولد محمد السوسدي سنة 1952 بحي كاسطور بالحي المحمدي معقل الظاهرة الغيوانية، مارس، منذ طفولته، التمثيل مع مسرح "الخلود" بالحي المحمدي، قبل أن ينضم إلى مجموعة حسن السوداني، إذ كان يؤدي مقاطع من الأغاني الهندية التي كان يتقنها، بين المشاهد المسرحية.
 في سنة 1969، حصل السوسدي على جائزة أحسن صوت، بعدما أدى أغنية" دوستي" بالهندية، في برنامج المسابقات التلفزيوني "الوقت الثالث".
 التحق السوسدي بعد ذلك بمسرح الطيب الصديقي وشارك معه في العديد من الأعمال المسرحية، إلى غاية 1972.
 في تلك الفترة كان مبارك الشادلي، بصدد تأسيس مجموعة جديدة، فلم يكن أمامه سوى الاتصال بمحمد السوسدي، الذي لم يتردد لحظة واحدة في قبول عرض الشادلي، والانضمام إلى المجموعة، التي كانت هي الثالثة بعد مجموعتي ناس الغيوان وجيل جيلالة.
 دخل السوسدي عالم الغيوان، مع المجموعة التي أطلق عليها اسم "أهل الجودة"، وكانت تضم، بالإضافة إلى الشادلي، عبد الرحيم معلمي، وصلاح نور، وسعيد سعد، والصوت النسوي حليمة.
 في أواخر سنة 1972 تمكنت المجموعة الجديدة من دخول المنافسة بخمس أغان، منها "واهيا الغادي بيا"، و"لكناوي"، و"يا لهاجر وطانو" وكانت كلها من كلمات وألحان مبارك الشادلي، كما استطاعت المجموعة في فترة وجيزة تسجيل أول أسطوانة بشركة "كتبية فون"، وتمكنت من القيام بجولات فنية ناجحة داخل المغرب وخارجه، ورغم هذا النجاح السريع، الذي حققته هذه المجموعة الفتية، إلا أنها لم تقو على المنافسة لتتفكك.
 لم يتوقف السوسدي، عن التفكير في إعادة التجربة مع صديقه الشادلي في تأسيس مجموعة جديدة على أنقاض "أهل الجودة"، مع تفادي الوقوع في أخطاء الماضي، من خلال التركيز على الكلمات المعبرة والألحان الجيدة، وتفويض أمور المجموعة إلى مدير يتكلف بأعمالها، فظهرت مجموعة جديدة باسم "الدقة" وكانت تضم، بالإضافة إلى السوسدي والشادلي كلا من حميد الطاهري مسؤولا عن المجموعة، وعازف "السنتير" محمود، وعازف البانجو سعيد.
 في مدة وجيزة، وتحديدا في صيف 1973 تمكنت المجموعة الجديدة من دخول المنافسة، من خلال القيام بالعديد من الجولات الفنية شملت معظم المدن المغربية، والعديد من الدول الأوروبية، وتمكنت من تسجيل العديد من الأغاني العروفة مثل "ألف ليلة وليلة"، على أسطوانات 45 لفة أصدرتها شركة "فيليبس"، في السنة نفسها، وبعد مدة قصيرة توقف مسار المجموعة.
 في فاتح ماي 1974، التقى الشادلي صدفة محمد البختي، الذي سيبلغه أن الراحل مولاي الشريف لمراني، يبحث عن عضوين جديدين لتطعيم مجموعته "لمشاهب".
 بعد أيام من لقاء البختي، اتصل الشادلي بالراحل لمراني، الذي لم يتردد في ضمه إلى"لمشاهب" رفقة محمد السوسدي، مكان الأخوين أحمد ومحمد الباهيري، اللذين كانا غادرا المجموعة في وقت سابق.
 بعد التحاقه بـ"لمشاهب"، أتحف السوسدي الجمهور المغربي بعشرات الأغاني الجيدة، التي تطرقت لمواضيع اجتماعية ووطنية وعربية نذكر منها، أغنية "فلسطين"، التي استغرق العمل عليها أكثر من سنة، وأدتها المجموعة بموسكو سنة 1978، خلال انعقاد مؤتمر الأممية الاشتراكية، الذي حضره الراحل ياسر عرفات وأصر على الاحتفاظ بنسخة من الأغنية، و"الغادي بعيد"، و"الليل"، و"طبايع الناس"، ورائعة "بغيت بلادي"، التي غنتها المجموعة خمس مرات في حفل واحد في حضرة الملك الراحل الحسن الثاني، الذي أحبها كثيرا، وأمر بتسجيلها باستوديو القصر الملكي، وكان يجد متعة في عزفها على البيانو، لما تحمله من كلمات صادقة تعبر عن حب الوطن، تقول بعض كلمات الأغنية: بغيت بلادي مي وهيه / بغيت بلادي ميمتي راه الدنيا ما دوم / بغيت بلادي ميمتي راه الغربة ما دوم / غراتك ورماتك في بحر ما لوش سواحل / تظل تقيم ليلاتك الصابر في الناس العاقل / ياك سر الخاطر يتغير سره يبقى جوال / ويلي عقلي ومحير وعلى بلادي عوال / بغيت بلادي مي وهيه ...
 ورغم ما حققته أغاني لمشاهب من نجاح، إلا أن أغنية "داويني" تبقى من أروع ما أبدع السوسدي، إذ يقول فيها:
 مال القنديل على الدوام طافي / مال صباحنا شمسه عوافي / أو مال كلتتنا جافة ما بغات تروى / داويني كاملين شلا عذاب اسباب / كل ما نقول عييت عاد بديت عذاب/ حطوني وسط الحصيدة نشالي يا بابا يعلم الله بالمصيدة القلوب الكذابة / الهم تحدى البارح زاد اليوم / واش هاد الغدة أنا قلبي معدوم / و لعفو يا بابا واش الحق يزول / القلوب الكذابة نسونا في المعقول...
 ظل صوت السوسدي متميزا، واستطاع من خلال مشاركة فردية بموسكو الفوز بجائزة أحسن صوت في إحدى المسابقات الفنية، التي شارك فيها فنانون عالميون، حيث أدى أغنية "حمودة"، لتظل هذه صورة هذا الفنان الكبير، الذي كان يتصبب عرقا وهو يصدح بصوته المتميز وسط مجموعة لمشاهب، موشومة بالذاكرة المغربية، الحابلة بالعديد من الوجوه الفنية الرائدة. 
رحم الله محمد السوسدي وأسكنه فسيح جناته وان لله وان اليه راجعون


عبد المنعم صويبي



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vendredi, septembre 05, 2008

عظماء الحراك الغيواني



--> Anti Ziane Halek


Mohamed Derham-Jil Jilala

Plus connu aujourd’hui comme concepteur-rédacteur en communication ou comme membre de la famille Oufkir, Mohamed Derham est d’abord un grand artiste, qui a participé à la formidable aventure de Jil Jilala, groupe mythique de nos belles années 70.


"Je suis le produit d’une époque". Mohamed Derham a vu le jour à Marrakech en 1949. Il a grandi dans le Maroc de la post-indépendance, celui des si mouvementées années 60. "Cela bouillonnait vraiment à tous les coins de rue. La tendance était à la culture et à la politique. On contestait beaucoup, mais on entreprenait également beaucoup". Le Marrakech du début des sixties constituait, juste derrière Casablanca, la deuxième scène authentique de l’underground marocain, une sorte de contre-culture où la contestation politique était servie par deux armes redoutables : la musique et le théâtre. Comme ses congénères de Nass El Ghiwane, Lemchaheb ou Tagadda, Derham est venu à la musique via le théâtre, d’abord dans les rues, ensuite dans les associations locales, les fameux "clubs de la jeunesse" qui proliféraient à l’époque, la scène, etc. Le mot d’ordre dominant, à l’époque, était la "correction", ou le retour à la marocanité : "On voulait tout corriger.

Chanson : Morock'n Roll
“Instead of Rock and Roll, it should be called ‘Moroccan Roll’” - Shaykh Hamza Yusuf (On the Muslim origins of the basic beat of rock and roll music; the basic 4-2-4 beat is based on La-ilaha-il-Allah (SWT))

Nous sortions à peine du colonialisme, nous voulions nous en éloigner au plus vite en retournant au patrimoine marocain, loin des vents de l’Occident, mais aussi des sirènes du Machreq arabe". Derham passe par les deux principales associations qui fédéraient la jeunesse de Marrakech : la chabiba Al Hamra et le club Comédia. C’est là qu’il côtoie déjà deux futurs membres de Jil Jilala, Moulay Abdelaziz Tahiri et Moulay Tahar Asbahani, ainsi que Mohamed Chahramane, l’un des auteurs les plus inspirés des années 70, spécialement réputé pour la réadaptation des textes anciens. Ce mouvement, qui a réellement pris de l’ampleur à partir de 1962, a atteint son apogée trois années plus tard avec, entre autres, l’adaptation du fameux "Al-Harraz" par le dramaturge Abdeslam Chraïbi, sorte de réplique marrakchie de Tayyeb Saddiki à Casablanca. Mohamed Derham se lie rapidement au comédien Mohamed Afifi, un grand monsieur du théâtre populaire (vu au cinéma, entre autres, dans "à la recherche du mari de ma femme" ou "Mille mois"), quitte son Marrakech natal pour Fès et El Jadida, avant de déposer ses valises, définitivement, à Casablanca. En 1971, Larbi Batma, Mohamed Boujemia et d’autres jeunes gaillards du Hay Mohammadi se sont affranchis de Tayyeb Saddidki pour fonder Nass El Ghiwane, avec le succès que l’on sait. Derham leur emboîte le pas avec Moulay Tahar Asbahani, Mahmoud Saïdi (décédé il y a deux semaines) et quelques autres. En 1972, Jil Jilala était né. "Le groupe, se rappelle Derham, doit son existence à Hamid Zoughi (ndlr : acteur chez Jilali Ferhati et, aujourd’hui, réalisateur de cinéma). C’est lui qui nous a réunis et convaincus de nous lancer en travaillant un nouveau style, inspiré de la musique soufie et des chants des zaouiyas marocaines". Le nom de Jil Jilala (la génération des Jilala) est d’ailleurs dédié à l’une des nombreuses confréries du royaume. Pour ses débuts, le groupe récupère l’un des membres fondateurs de Nass El Ghiwane, Moulay Abdelaziz Tahiri, venu pour explorer à fond les possibilités par le Zajal et le malhoun. Jilala s’adjoint aussi les services d’une chanteuse, Sakina, et va à Essaouira chercher un jeune mâalem gnaoui, menuisier le jour et prodigieux musicien – chanteur la nuit : Abderrahmane Paca. Les premières chansons du groupe, sans doute les meilleures de tout leur répertoire (les "Lajouad", "Lighara", "leklam lemrassaâ") sont portées, d’ailleurs, par le jeu de ce même Paca, qui basculera quelques années plus tard chez les frères-ennemis de Nass El Ghiwane. Comme ces derniers, les Jil Jilala obtiennent un succès immédiat, plus palpable dans le sud du pays, mais aussi dans tout le Maghreb, et principalement en Tunisie. à partir de 1974, le groupe essaie d’élargir son champ et recrute, coup sur coup, deux excellents musiciens : Abdelkrim Kasbiji, qui deviendra la coqueluche du groupe sur scène, et Hassan Miftah. Plus tard, les Jilala iront chercher un autre jeune mâalem, pour pallier le vide laissé par Paca : Mustapha Baqbou, aujourd’hui l’une des références de la scène gnaouie à Essaouira. "Nous n’étions pas exactement une bande d’amis, prévient toutefois Derham, juste des musiciens complémentaires qui tournaient bien ensemble en étant, tantôt, plus royalistes que le roi, tantôt plus communistes que les communistes". Le royalisme des Jilala trouve son illustration quand, au lendemain du discours de la marche verte de Hassan II, le groupe compose à la va-vite l’un de ses standards : le très patriotique "Laâyoune Aïniya (Laâyoune, mes yeux)". Le communisme du groupe s’exprime, dixit Derham, via "Sa propension à tout partager équitablement (royalties, recettes des tournées) entre tous les membres du groupe, quel que soit l’apport de chacun". Royalisme et communisme vont se diluer au fil des années. Entre 1976 et 1977, Sakina quitte le groupe. Ce qui n’empêche pas Jil Jilala d’aligner de nouveaux chefs-d’œuvre, comme la reprise fantastique de "Chamâa", vieille chanson du répertoire du malhoun, transcendée par les jeunes gens de Marrakech. Ou "Arrâad", autre classique du malhoun revisité avec bonheur. Sans oublier "Loutfiya", éternel chant soufi dans lequel Derham est au sommet de son art. Dans la foulée, le groupe enregistre ce qui restera, probablement, comme son plus grand succès : "Ezzine ousoulouk". La chanson, magnifique de bout en bout, comporte un passage ("sarrah masjounek", littéralement libère ton prisonnier) devenu aussi fameux que le "Haydouss" de Lemchaheb. Explication de Derham : "Ce texte n’est pas à nous, il appartient au patrimoine marocain. Il signifie, au premier degré, libère-toi de ce qui te pèse sur le cœur. Mais la façon dont le couplet a été chantée, plutôt crié, hurlé, lui a donné une multitude de significations qui appartiennent, d’abord, à ses auditeurs". Pour la petite histoire, "Sarrah Masjounek" est devenu, au grè du hasard, "libère les prisonniers d’opinion", "vide ton verre (de vin)", "exprime ton désir à ta dulcinée", etc.
La belle histoire de Jil Jilala s’essouffle tout au long des pénibles années 80, marquées par l’arrivée massive des synthés, du raï et par l’ère du vidéo-clip. Le groupe, à l’image des Ghiwane et Lemchaheb, se cherche et se perd, entre le besoin de se renouveler et celui de coller à une époque qui n’est plus vraiment la sienne. Jil Jilala, sous l’impulsion de Derham, introduit une section de cuivres. Mais le clivage, au sein du groupe, est déjà consommé ; Derham fait bande à part avec Tahiri, tandis que le tandem Asbahani – Kasbiji fait des virées solitaires en malhoun (dont, notamment, un excellent "Dijour" avec le regretté Haj Houcine Toulali). "C’était le dur retour à la réalité des choses, se souvient avec amertume Mohamed Derham. Nous étions trop romantiques au départ, mais dans les années 80, nous sommes devenus adultes, des gens mariés, avec des responsabilités, des ambitions personnelles, etc. Même l’inspiration a commencé à se dissiper. Nous n’avancions pratiquement plus. Les décalages devenaient énormes entre les uns et les autres, et chacun voulait pousser dans sa direction. Difficile, dans ces conditions, de continuer d’exister, réellement, en tant que groupe". En 1995, Derham quitte définitivement Jil Jilala, une décision douloureuse qu’il avoue avoir sans cesse différée… depuis 1983. Trois années plus tard, l’artiste publie, à presque 50 ans, son premier et unique album solo. Une expérience qu’il n’a toujours pas renouvelée : "On vit, aujourd’hui, dans un monde de piratage tous azimuts. Publier un disque, même s’il marche bien, revient à perdre de l’argent puisque l’essentiel des recettes va à des pirates et autres revendeurs clandestins". Derham continue de jouer et de composer dans son petit coin (musiques de téléfilms, de génériques d’émission radio et télé, etc), se produisant même de temps en temps sur scène. Il gagne sa vie, d’abord, en tant que concepteur-rédacteur dans une agence de communication, loin, très loin du troubadour inspiré qui, dans les années 70, crachait littéralement ses poumons à chaque chanson de Jil Jilala. "Qui dit artiste, dit être atypique. Et dans un pays qui ne reconnaît pas vraiment ses artistes, on est tous condamnés à végéter ou à s’en sortir grâce à des bouts de ficelles". Il y a deux semaines, Derham a éprouvé un pincement de cœur en apprenant le décès, tragique, de l’un de ses anciens compagnons du groupe, le discret Mahmoud Saïdi découvert seul dans son appartement à Casablanca, plusieurs jours après sa mort. Un autre des ses camarades de "promotion", Abderrahmane Paca, vit des jours difficiles à Essaouira. Derham se déplace, d’ailleurs, ce week-end à Essaouira pour rendre un hommage à Paca, en compagnie de deux survivants des mythiques Nass El Ghiwame et Lemchaheb, Omar Sayed et Sousdi...
Enfin, pour la petite histoire, Mohamed Derham rappelle qu’il n’a rien à voir avec la famille Derham, l’une des plus puissantes tribus des provinces du Sud. Et ne tient pas spécialement à évoquer ses liens de sang avec la famille Oufkir. "J’ai épousé la nièce du général, en 1974, alors qu’il n’était déjà plus de ce monde, voilà tout"...

Par Karim Boukhari
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Larbi Batma-Nass El Ghiwane

Inoubliable, Larbi Batma avait mené une révolution artistique. En fondant « Nass El Ghiwane », il a osé dire ce que d’autres pensaient tout bas. L’homme s’est insurgé à sa manière et à travers ses chants, contre l’injustice et les rêves brisés. C’étaient dans les années 70, celles où la création s’épanouissait aux détours des quartiers périphériques et néanmoins mythiques.


Le nom de Larbi Batma restera à jamais gravé dans notre mémoire collective. Le fondateur du célèbre groupe « Nass El Ghiwane » maîtrisait à la perfection l’art et la manière de chanter des paroles puisées dans la réalité de ce Maroc si profond, si authentique et si tourmenté des années 1970. Les Marocains avaient vite ressenti que cet artiste-là avait une fibre artistique rare, et avaient apprécié sa voix si mélancolique qui ne laissait personne de marbre. L’homme a osé dire, ou chanter plutôt, haut ce que bien d’autres pensaient tout bas. Ses mots et ses cris retentissent, encore et toujours, jusqu’au tréfond des âmes. La même intensité continue d’émouvoir les jeunes générations.
Larbi Batma, décédé en 1998, des suites d’une maladie incurable, a laissé derrière lui un précieux et authentique héritage. Originaire d’Oulad Bouziri dans la Chaouia, Larbi Batma avait mené une vie de troubadour avant de poser les jalons de « Nass El Ghiwane ». Il a connu la misère, vécu dans le dénuement total et côtoyé les laissés-pour-compte du désormais QG de « Nass El Ghiwane », Hay Mohammadi, à Casablanca. En fine complicité avec Boujmiî (décédé lui en 1974), Larbi Batma, alors dans la troupe théâtrale de « Massrah Annass », décide de créer un groupe. L’idée avait séduit trois autres artistes, de ce même quartier, qui n’ont pas hésité une seconde à rejoindre cette nouvelle formation. Il s’agit d’Omar Sayed, Allal Yaala et Abderrahmane Kirouche (alias Paco). Les cinq artistes chamboulent le paysage artistique marocain : un nouveau genre de musique est né. « Siniya », « Ellah Ya Mollana », « Ya Bani L’inssane », « Elhal » et « Mahmouma » sont autant de chansons qui font toujours vibrer les âmes sensibles. Des chansons qui passent au crible des sujets tabous comme la torture, la répression et l’injustice sociale. « Nass El Ghiwane » abordait, à fleurets mouchetés, cette sombre réalité de cette partie plombée de l’histoire du Maroc.
Larbi Batma, acteur, artiste et écrivain avait un faible pour les vers et les rythmes. Son récit autobiographique en deux tomes, Arrahil (le voyage) et Al-Alam (la souffrance), est un témoignage saisissant sur sa vie, décrite avec finesse, par une plume sensible. Son plus grand projet demeure, incontestablement, ce poème-fleuve de 21 000 vers, « Al Houmam Al Houssam ». Larbi Batma ne passait presque aucune journée sans coucher sur papier ses idées et son point de vue sur les vicissitudes de la vie. Ses textes, simples et compréhensibles par le commun des mortels, sont la preuve du génie de cet intellectuel du Maroc d’en bas. Une simplicité qui prend racine dans les profondeurs de la société marocaine, et qui témoigne de sa capacité à inoculer des messages symboliques, tout en fredonnant des morceaux musicaux très bien composés. Talentueux, Larbi Batma a fait également du cinéma. Devant la caméra du réalisateur Mustapha Derkaoui, en 1984, il a joué dans « Titre provisoire » avec Farid Belkahia, Touria Jebrane, Aziz Saâdallah et Omar Sayed. Le film, d’une durée de 107 minutes, relate l’histoire d’un homme obsédé par la mort et qui vit, le plus clair de son temps, dans la souffrance. « Al Hal», un long-métrage réalisé par Ahmed El Maânouni raconte, lui, l’itinéraire du groupe. « Al Hal » a connu un franc succès et nombreux sont ceux qui se rappellent, au détail près, du film et de la prestation de ses acteurs. Batma, décédé à l’âge de 50 ans, est aujourd’hui le symbole de tout un art qu’il a voulu authentique autant dans ses sources d’inspiration que dans les formes de revendication qu’il véhiculait, sans ambages.
L’½uvre de Batma demeure ainsi vivante et peut même prétendre traverser les âges et les générations. « Nass El Ghiwane », quant à eux, continuent leur bonhomme de chemin et le groupe s’est même cloné pour donner « Banate El Ghiwane ». C’est dire que l’esprit « ghiwani » se conjugue également au féminin. Larbi Batma, de là où il est, apprécie sûrement que « Nass El Ghiwane » continuent sur leur lancée.

Par Atika Haimoud.





Larsad

Larsad le groupe survivant de la génération de la mouvance "Dahira El Ghiwania", les fans de cette dépendance musicale fixeront leurs attentes en horizon en permanence pour toutes nouveautés venant de leur part qui assouvira cette exigence percevue depuis des décennies, Lemchaheb en perte de ces leaders, les Ghiwanes un souffle qui s'etteint, jilala en quête d'une reconnaissance mondiale incertaine.
L'intelligentsia de la chanson engagée au Maroc représentée par le talentueux groupe Larsad, un bouquet de chansons est offert à toute personne désireuse d'écouter une musique harmonieuse et paisible....!!!

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Chanson: لا للإرهاب


Chanson: الذيب


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lundi, avril 02, 2007

الاسطورة الحية


Arabs should Listen more than dance.!

M'barek Chadili (Lemchaheb)

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Knowing that the immense task of being another Nass el Ghiwane clone was going to prove difficult, Lemchaheb decided to go their own way since day one। Their predecessors Nass el Ghiwane were already excelling at reviving the millennia old legacy of Morocco's musical heritage in popular music। Lemchaheb chose to stick to just making popular music, and surprisingly, excelling at that too! Lemchaheb's music was simpler and catchier: mandolins and guitars, percussions, and vocal harmonies। They chose not to associate themselves with any brotherhood।
Their achievements helped establish the modern chaabi music in Morocco in a way that they were among the first to play Moroccan pop music using western instruments, hence setting the rules for the genre.

Lemchaheb, or the "The Torches", also hailed from Hay el Mohammadi in Casablanca. The band was started by Moulay Cherif Lamrani who approached Mohamed Bakhti, a friend of Nass el Ghiwane, about starting a similar band in 1973. Moulay Cherif had a father who was conducting bands in Oran on the lute. He learned a lot from his father as well as from the Oujda Conservatory of Music. His first band was something similar to the Oujda band, Ikouane Migri (Migri Brothers) who were playing western pop music, and had drums, guitar, bass and keyboards. The first Lemchaheb line-up consisted of Moulay Cherif, the Bahiri brothers (ex-Tyour el Ghorba) and a young girl Saida Birouk. They released an EP of four songs and gained notice. The Bahiri brothers changed course and it was time to hire new recruits. First was Mohamed Batma (brother of Laarbi Batma) and his longtime friend Mohamed Sousdi, then Hassani-poet Mbarek Chadili. Hence, the first official lineup was formed by Mbarek Chadili, Moulay Cherif Lamrani, Mohamed Sousdi, Mohamed Batma and his wife Birouk Saida around 1975.
Their infectious melodies soon took hold of a large portion of listeners. By the end of the seventies it was hard not to sing along songs such as Khiala, Dawini, Denia Allah, Khayi, El Oued (El Ghadi B'id), Amana and Attaleb. Saida left the music scene shortly after and Mohamed Hammadi joined. Other classics came in, such as Meddahou, Ya Chra' and Yahli.
Lemchaheb
In the early 80's, Chadili left and they hired Noujoum Ouazza on the electric guitar. His sound is very distinctive; a clear toned electric with a
chorus+flanger effect. He added a dreamy sound that complemented Lamrani's acoustic mandolin. His impact on the band is still present in the band's sound; the flanger effect that he used became a trademark. Even Lamrani adopted later an acoustic mandolin but with an electric pickup and a light flanger effect. This short-lived line-up would rework some old songs and also write new songs of its own. Who could forget Moualna, Tbaye' Annass, and Khlili? After receiving an offer from the German World Fusion band Dissidenten to join them on their album, Lamrani left the band temporarily and brought Chadili with him to Germany. They wrote and played the already classic material featured on Sahara Elektrik. Meanwhile, Noujoum took complete control of string duties, and Chadili and Lamrani released some solo albums when not playing with Lemchaheb. This period of Lemchaheb was very mediocre compared to their previous years. They started including electronic drums like Jil Jilala and released awful albums like Tab'i Rebbani, Majnoun Had el 'Alam and Ibda'ate Khalida. These albums nonetheless contained some real standout tracks like Goubail Dehmiss, Lgara and Tfada Ya Louglib.

Noujoum left Lemchaheb to become a full-time member of the Dissidenten live line-up. And with Lamrani back on the mandolin, they release T'ala a Bouya Tchouf and Ya Latif. These two albums contained such great tunes like Youm Kounti M'aya, Dounia Allah (II), Ya Latif, and the epic Al Jounoud. After taking a hiatus in the mid-90's, they came back with a stream load of albums. They did however update their sound: they started incorporating elements of modern music such as drums, bass and keyboards. But fans of Lemchaheb need not worry, the basic elements were still there; the symbolic voices of Sousdi and Batma, the high wails of Hammadi and Chadili and of course the mandolin of Lamrani were still in good shape. Great songs like A'tini Mnin Na'ti Yal 'Ati, Zenzen ya Nhel, Koura ya Ard were made as well as Dounia which is a tribute to Laarbi Batma. They also updated a lot of their timeless classic with their new sound.







Batma died in 2002 and Lamrani died in October 2004. The future of Lemchaheb is uncertain.


Imad Abbadi, Copyright © 2004

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mardi, octobre 24, 2006

هل قالت مجموعة لمشاهب فعلا "وا حيدوه",




هل قالت مجموعة لمشاهب فعلا «وا حيدوه» في أغنية «داويني» الشهيرة التي كتبها محمد السوسدي؟ أم أن الأمر التبس على جمهور مقهور في حاجة ماسة لمن يقول له ما لم يكن هو قادرا على البوح به

محمد بختي، أحد مؤسسي ناس الغيوان ولمشاهب ومسناوة وتگادة، يؤكد -في حديث سابق مع «الجريدة الأخرى»- أن مجموعة لمشاهب سجلت بالفعل هذه الأغنية بباريس سنة 1976 في صيغة «وا حيدوه» دون أن يوضح من المقصود بالضبط بالعبارة، وكأن لسان حاله يقول: شرح الواضحات من المفضحات. مشيرا إلى أن المجموعة اضطرت إلى استبدال العبارة بـ«أحيدوس» بعد سنة أو سنتين على ذلك، مراعاة لظروف تلك الفترة. بالمقابل، ينفي أشخاص آخرون من المجموعة ومن محيطها حصول هذا الأمر، بحجة أنه لو سجلت هذه الأغنية فعلا بباريس على هذه الصيغة لدخلت إلى المغرب بشكل أو بآخر. علما أن بختي استدعي مرة من طرف البوليس لاستفساره عن «كتاب سياسي محظور» استقدمته مجموعة لمشاهب من فرنسا، اتضح فيما بعد أنه كتاب يتحدث عن الجنرال محمد أوفقير، حسبما رواه بختي. «المهم أن جمهور لمشاهب سمع «وا حيدوه»، سواء قالها أصـــــــدقاء المرحومين محمد باطما والشـــــــريف لمراني أم لم يقولوها» بحسب أحد عشاق المجموعة. بختي يؤكد أن «أغاني لمشاهب كلها كانت ذات مضمون سياسي محض. فنحن لم نقتبس لا من تراث ولا من عبدالرحمان المجذوب ولا يْديك لا يْخَليك». وحتى «خليل» محمد باطما في قطـــعة «خليلي» الشهيرة، ليس ســــــــوى ماو تســــــي تونغ. ألا يقول باطما في هذه الأغنية «فِكْرك جبال عالية ما تباع بمال.. صخرة منك تخلي لبصار فــــــيك شاخــــــصة.. تعليماتك راســـــخة الحياة دونك محال»؟ الطريف في الموضوع، أن موهبة الحسن الثاني الفنية حاضرة في نص إحدى أغاني لمشاهب، سواء كان هو المقصود بـ«وا حيدوه» أم لم يكن. حدث ذلك سنة 1977، حينما «استدعي» أصدقاء محـــــــمد السوسدي للغناء في حضرة الملك، حيث طلب منهم أن يستبدلوا العبارة الأخيرة في مقطع «تَيقولو لعدا لعْرب تْزلْعو.. مركبهم مكسور.. ما صابو عُلَما..»، الواردة في قطعة «يا مَجْمع لْعْرب»، بعبارة «ما صـــــابوا زُعَما» حسب ما رواه بختي دائما. في نفس الليلة، يتذكر السوسدي، «بكى الحسن الثاني ملّي سْمّعناه أغنية «بغيت بلادي»، التي غنـــــــــيناها له حـــــــوالي ست مرات. بينماطــــــلب مــــنا أن لا نؤدي أغنيــــــــــة فلسطـــــــين» لأنه تعـــــــب من ســــــماع هـــــــذه الكلمة، يكمل بختي




Haydouh




Dans cette chanson « Ahaydouh », il est fait référence à qui ? C’est énorme comme paroles si on prend en considération le contexte dans lequel ces éloquences ont été chantonnées, en plein public, là je rêve !!! Mais les paroles sont restées éternelles et les portes des geôles sont fermées, laissant derrière eux que des souvenirs enterrés à vie !!! Qui a gagné à la fin ? Sauf la liberté, oui liberté !!! Que dieu protège nos peuples et nos pays, que dieu guide nos politiciens à nous procurer plus de paix de sérénité et du bien vivre.














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