Un nouvel espace pour l’expansion de la chanson du Groupe Lemchaheb, cet étendue n'est qu'une œuvre si minuscule devant la grandeur de notre groupe, mais je trouve qu'il est le premier a avoir pu rassembler des écriteaux sur l’itinéraire de leur art et de leur parcours, cette petite nappe ne s’enrichira de jour en jour que par les concours des fans de Lemchaheb.
« Mechahbis » en l’insertion de leurs commentaires et œuvres de leur groupe Lemchaheb.
Je remercie tous les fidèles fans du groupe Lemchaheb, sans oublier mes amis du forum yabiladi que j’ai perdu de vue la plupart d’entre eux, sans ces derniers, tous ce qui a été mis en valeur pour que la mémoire de Lemchahab reste indemne, seraient des tâches irréalisables, je salue les fans de Lemchaheb du grand Maghreb, Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, ces chansons de Lemchaheb qui nous ont uni, malgré les fantaisies dévalorisées de nos gouvernants.
Vive le Maghreb United.
فلسطين فلسطين يا أولى القبلتين فلسطين يا ثالثة الحرمين فلسطين يا روح فالذات أسيرة أصالة و عروبة و غيرة حكمناهم قالشرع باش يحميو لخيام يا عجبا بهذا الشرع احكام الإعدام درنا الثقة فيهم و ناديناهم ينصفونا هملونا بالشعارات و رماو القيد في ايدينا حتى لين آ خي و احنا تابعين ليهم و علينا يشدو لحصار و كيف اجرى يا العربي كنا غافلين بهم و علينا يشدوا لحصار هما فلعلالي برزو يبحثو العلم العالي أحنا سقطت عملتنا و تخلفت حالتنا و شكون المسؤول واش فلسطين الكبيرة تعود دويلة صغيرة ابناو فالخيال حدادات استسلمنا و لو ما ارضينا علينا يشدو لحصار شكون المسؤول فينا
مجموعة ديسيتانتن الألمانية مع مجموعة جيل جيلالة في رائعة " الصفا" "فاتا مورقانا" .
البوم"دورات طنجة" « Tangier’s session »
Fata Morgana : Jil Jilala & Dissidenten
أحنا خوت
أحنا خواى
أحنا صوت
أحنا سواى
أحنا خوت و أحنا جيران
كلنا أولاد أدم
أحنا خوت و أحنا جيران
عالمنا يعم السلام
أحنا نغمة
أحنا ميزان
أحنا بسمة
في وجوه الصبيان
أحنا كلمة
توحد الإنسان
أحنا كلمة
توحد الإنسان
أحنا كلمة
توحد الإنسان
Une nouvelle version de FataMorgana du groupe Lemchahebcomposé par le grand génie, le feu LamraniMoulay Chérif (Que Dieu ait pitié de son âme) chantée par Dissidenten et JilJilala
Une merveille de la musique Mondiale
Tous mes remerciements à M.MoulayTaharElAsphahani et au grand chanteur AbedElKarimElKaspaji
إنه العالم ,ليس هو بلدك..... This Is The World - Not Your Country
Plus connu aujourd’hui comme concepteur-rédacteur en communication ou comme membre de la famille Oufkir, Mohamed Derham est d’abord un grand artiste, qui a participé à la formidable aventure de Jil Jilala, groupe mythique de nos belles années 70.
"Je suis le produit d’une époque". Mohamed Derham a vu le jour à Marrakech en 1949. Il a grandi dans le Maroc de la post-indépendance, celui des si mouvementées années 60. "Cela bouillonnait vraiment à tous les coins de rue. La tendance était à la culture et à la politique. On contestait beaucoup, mais on entreprenait également beaucoup". Le Marrakech du début des sixties constituait, juste derrière Casablanca, la deuxième scène authentique de l’underground marocain, une sorte de contre-culture où la contestation politique était servie par deux armes redoutables : la musique et le théâtre. Comme ses congénères de Nass El Ghiwane, Lemchaheb ou Tagadda, Derham est venu à la musique via le théâtre, d’abord dans les rues, ensuite dans les associations locales, les fameux "clubs de la jeunesse" qui proliféraient à l’époque, la scène, etc. Le mot d’ordre dominant, à l’époque, était la "correction", ou le retour à la marocanité : "On voulait tout corriger.
Chanson : Morock'n Roll “Instead of Rock and Roll, it should be called ‘Moroccan Roll’” - Shaykh Hamza Yusuf (On the Muslim origins of the basic beat of rock and roll music; the basic 4-2-4 beat is based on La-ilaha-il-Allah (SWT))
Nous sortions à peine du colonialisme, nous voulions nous en éloigner au plus vite en retournant au patrimoine marocain, loin des vents de l’Occident, mais aussi des sirènes du Machreq arabe". Derham passe par les deux principales associations qui fédéraient la jeunesse de Marrakech : la chabiba Al Hamra et le club Comédia. C’est là qu’il côtoie déjà deux futurs membres de Jil Jilala, Moulay Abdelaziz Tahiri et Moulay Tahar Asbahani, ainsi que Mohamed Chahramane, l’un des auteurs les plus inspirés des années 70, spécialement réputé pour la réadaptation des textes anciens. Ce mouvement, qui a réellement pris de l’ampleur à partir de 1962, a atteint son apogée trois années plus tard avec, entre autres, l’adaptation du fameux "Al-Harraz" par le dramaturge Abdeslam Chraïbi, sorte de réplique marrakchie de Tayyeb Saddiki à Casablanca. Mohamed Derham se lie rapidement au comédien Mohamed Afifi, un grand monsieur du théâtre populaire (vu au cinéma, entre autres, dans "à la recherche du mari de ma femme" ou "Mille mois"), quitte son Marrakech natal pour Fès et El Jadida, avant de déposer ses valises, définitivement, à Casablanca. En 1971, Larbi Batma, Mohamed Boujemia et d’autres jeunes gaillards du Hay Mohammadi se sont affranchis de Tayyeb Saddidki pour fonder Nass El Ghiwane, avec le succès que l’on sait. Derham leur emboîte le pas avec Moulay Tahar Asbahani, Mahmoud Saïdi (décédé il y a deux semaines) et quelques autres. En 1972, Jil Jilala était né. "Le groupe, se rappelle Derham, doit son existence à Hamid Zoughi (ndlr : acteur chez Jilali Ferhati et, aujourd’hui, réalisateur de cinéma). C’est lui qui nous a réunis et convaincus de nous lancer en travaillant un nouveau style, inspiré de la musique soufie et des chants des zaouiyas marocaines". Le nom de Jil Jilala (la génération des Jilala) est d’ailleurs dédié à l’une des nombreuses confréries du royaume. Pour ses débuts, le groupe récupère l’un des membres fondateurs de Nass El Ghiwane, Moulay Abdelaziz Tahiri, venu pour explorer à fond les possibilités par le Zajal et le malhoun. Jilala s’adjoint aussi les services d’une chanteuse, Sakina, et va à Essaouira chercher un jeune mâalem gnaoui, menuisier le jour et prodigieux musicien – chanteur la nuit : Abderrahmane Paca. Les premières chansons du groupe, sans doute les meilleures de tout leur répertoire (les "Lajouad", "Lighara", "leklam lemrassaâ") sont portées, d’ailleurs, par le jeu de ce même Paca, qui basculera quelques années plus tard chez les frères-ennemis de Nass El Ghiwane. Comme ces derniers, les Jil Jilala obtiennent un succès immédiat, plus palpable dans le sud du pays, mais aussi dans tout le Maghreb, et principalement en Tunisie. à partir de 1974, le groupe essaie d’élargir son champ et recrute, coup sur coup, deux excellents musiciens : Abdelkrim Kasbiji, qui deviendra la coqueluche du groupe sur scène, et Hassan Miftah. Plus tard, les Jilala iront chercher un autre jeune mâalem, pour pallier le vide laissé par Paca : Mustapha Baqbou, aujourd’hui l’une des références de la scène gnaouie à Essaouira. "Nous n’étions pas exactement une bande d’amis, prévient toutefois Derham, juste des musiciens complémentaires qui tournaient bien ensemble en étant, tantôt, plus royalistes que le roi, tantôt plus communistes que les communistes". Le royalisme des Jilala trouve son illustration quand, au lendemain du discours de la marche verte de Hassan II, le groupe compose à la va-vite l’un de ses standards : le très patriotique "Laâyoune Aïniya (Laâyoune, mes yeux)". Le communisme du groupe s’exprime, dixit Derham, via "Sa propension à tout partager équitablement (royalties, recettes des tournées) entre tous les membres du groupe, quel que soit l’apport de chacun". Royalisme et communisme vont se diluer au fil des années. Entre 1976 et 1977, Sakina quitte le groupe. Ce qui n’empêche pas Jil Jilala d’aligner de nouveaux chefs-d’œuvre, comme la reprise fantastique de "Chamâa", vieille chanson du répertoire du malhoun, transcendée par les jeunes gens de Marrakech. Ou "Arrâad", autre classique du malhoun revisité avec bonheur. Sans oublier "Loutfiya", éternel chant soufi dans lequel Derham est au sommet de son art. Dans la foulée, le groupe enregistre ce qui restera, probablement, comme son plus grand succès : "Ezzine ousoulouk". La chanson, magnifique de bout en bout, comporte un passage ("sarrah masjounek", littéralement libère ton prisonnier) devenu aussi fameux que le "Haydouss" de Lemchaheb. Explication de Derham : "Ce texte n’est pas à nous, il appartient au patrimoine marocain. Il signifie, au premier degré, libère-toi de ce qui te pèse sur le cœur. Mais la façon dont le couplet a été chantée, plutôt crié, hurlé, lui a donné une multitude de significations qui appartiennent, d’abord, à ses auditeurs". Pour la petite histoire, "Sarrah Masjounek" est devenu, au grè du hasard, "libère les prisonniers d’opinion", "vide ton verre (de vin)", "exprime ton désir à ta dulcinée", etc.
La belle histoire de Jil Jilala s’essouffle tout au long des pénibles années 80, marquées par l’arrivée massive des synthés, du raï et par l’ère du vidéo-clip. Le groupe, à l’image des Ghiwane et Lemchaheb, se cherche et se perd, entre le besoin de se renouveler et celui de coller à une époque qui n’est plus vraiment la sienne. Jil Jilala, sous l’impulsion de Derham, introduit une section de cuivres. Mais le clivage, au sein du groupe, est déjà consommé ; Derham fait bande à part avec Tahiri, tandis que le tandem Asbahani – Kasbiji fait des virées solitaires en malhoun (dont, notamment, un excellent "Dijour" avec le regretté Haj Houcine Toulali). "C’était le dur retour à la réalité des choses, se souvient avec amertume Mohamed Derham. Nous étions trop romantiques au départ, mais dans les années 80, nous sommes devenus adultes, des gens mariés, avec des responsabilités, des ambitions personnelles, etc. Même l’inspiration a commencé à se dissiper. Nous n’avancions pratiquement plus. Les décalages devenaient énormes entre les uns et les autres, et chacun voulait pousser dans sa direction. Difficile, dans ces conditions, de continuer d’exister, réellement, en tant que groupe". En 1995, Derham quitte définitivement Jil Jilala, une décision douloureuse qu’il avoue avoir sans cesse différée… depuis 1983. Trois années plus tard, l’artiste publie, à presque 50 ans, son premier et unique album solo. Une expérience qu’il n’a toujours pas renouvelée : "On vit, aujourd’hui, dans un monde de piratage tous azimuts. Publier un disque, même s’il marche bien, revient à perdre de l’argent puisque l’essentiel des recettes va à des pirates et autres revendeurs clandestins". Derham continue de jouer et de composer dans son petit coin (musiques de téléfilms, de génériques d’émission radio et télé, etc), se produisant même de temps en temps sur scène. Il gagne sa vie, d’abord, en tant que concepteur-rédacteur dans une agence de communication, loin, très loin du troubadour inspiré qui, dans les années 70, crachait littéralement ses poumons à chaque chanson de Jil Jilala. "Qui dit artiste, dit être atypique. Et dans un pays qui ne reconnaît pas vraiment ses artistes, on est tous condamnés à végéter ou à s’en sortir grâce à des bouts de ficelles". Il y a deux semaines, Derham a éprouvé un pincement de cœur en apprenant le décès, tragique, de l’un de ses anciens compagnons du groupe, le discret Mahmoud Saïdi découvert seul dans son appartement à Casablanca, plusieurs jours après sa mort. Un autre des ses camarades de "promotion", Abderrahmane Paca, vit des jours difficiles à Essaouira. Derham se déplace, d’ailleurs, ce week-end à Essaouira pour rendre un hommage à Paca, en compagnie de deux survivants des mythiques Nass El Ghiwame et Lemchaheb, Omar Sayed et Sousdi...
Enfin, pour la petite histoire, Mohamed Derham rappelle qu’il n’a rien à voir avec la famille Derham, l’une des plus puissantes tribus des provinces du Sud. Et ne tient pas spécialement à évoquer ses liens de sang avec la famille Oufkir. "J’ai épousé la nièce du général, en 1974, alors qu’il n’était déjà plus de ce monde, voilà tout"...
Par Karim Boukhari
telquel online
Larbi Batma-Nass El Ghiwane
Inoubliable, Larbi Batma avait mené une révolution artistique. En fondant « Nass El Ghiwane », il a osé dire ce que d’autres pensaient tout bas. L’homme s’est insurgé à sa manière et à travers ses chants, contre l’injustice et les rêves brisés. C’étaient dans les années 70, celles où la création s’épanouissait aux détours des quartiers périphériques et néanmoins mythiques.
Le nom de Larbi Batma restera à jamais gravé dans notre mémoire collective. Le fondateur du célèbre groupe « Nass El Ghiwane » maîtrisait à la perfection l’art et la manière de chanter des paroles puisées dans la réalité de ce Maroc si profond, si authentique et si tourmenté des années 1970. Les Marocains avaient vite ressenti que cet artiste-là avait une fibre artistique rare, et avaient apprécié sa voix si mélancolique qui ne laissait personne de marbre. L’homme a osé dire, ou chanter plutôt, haut ce que bien d’autres pensaient tout bas. Ses mots et ses cris retentissent, encore et toujours, jusqu’au tréfond des âmes. La même intensité continue d’émouvoir les jeunes générations.
Larbi Batma, décédé en 1998, des suites d’une maladie incurable, a laissé derrière lui un précieux et authentique héritage. Originaire d’Oulad Bouziri dans la Chaouia, Larbi Batma avait mené une vie de troubadour avant de poser les jalons de « Nass El Ghiwane ». Il a connu la misère, vécu dans le dénuement total et côtoyé les laissés-pour-compte du désormais QG de « Nass El Ghiwane », Hay Mohammadi, à Casablanca. En fine complicité avec Boujmiî (décédé lui en 1974), Larbi Batma, alors dans la troupe théâtrale de « Massrah Annass », décide de créer un groupe. L’idée avait séduit trois autres artistes, de ce même quartier, qui n’ont pas hésité une seconde à rejoindre cette nouvelle formation. Il s’agit d’Omar Sayed, Allal Yaala et Abderrahmane Kirouche (alias Paco). Les cinq artistes chamboulent le paysage artistique marocain : un nouveau genre de musique est né. « Siniya », « Ellah Ya Mollana », « Ya Bani L’inssane », « Elhal » et « Mahmouma » sont autant de chansons qui font toujours vibrer les âmes sensibles. Des chansons qui passent au crible des sujets tabous comme la torture, la répression et l’injustice sociale. « Nass El Ghiwane » abordait, à fleurets mouchetés, cette sombre réalité de cette partie plombée de l’histoire du Maroc.
Larbi Batma, acteur, artiste et écrivain avait un faible pour les vers et les rythmes. Son récit autobiographique en deux tomes, Arrahil (le voyage) et Al-Alam (la souffrance), est un témoignage saisissant sur sa vie, décrite avec finesse, par une plume sensible. Son plus grand projet demeure, incontestablement, ce poème-fleuve de 21 000 vers, « Al Houmam Al Houssam ». Larbi Batma ne passait presque aucune journée sans coucher sur papier ses idées et son point de vue sur les vicissitudes de la vie. Ses textes, simples et compréhensibles par le commun des mortels, sont la preuve du génie de cet intellectuel du Maroc d’en bas. Une simplicité qui prend racine dans les profondeurs de la société marocaine, et qui témoigne de sa capacité à inoculer des messages symboliques, tout en fredonnant des morceaux musicaux très bien composés. Talentueux, Larbi Batma a fait également du cinéma. Devant la caméra du réalisateur Mustapha Derkaoui, en 1984, il a joué dans « Titre provisoire » avec Farid Belkahia, Touria Jebrane, Aziz Saâdallah et Omar Sayed. Le film, d’une durée de 107 minutes, relate l’histoire d’un homme obsédé par la mort et qui vit, le plus clair de son temps, dans la souffrance. « Al Hal», un long-métrage réalisé par Ahmed El Maânouni raconte, lui, l’itinéraire du groupe. « Al Hal » a connu un franc succès et nombreux sont ceux qui se rappellent, au détail près, du film et de la prestation de ses acteurs. Batma, décédé à l’âge de 50 ans, est aujourd’hui le symbole de tout un art qu’il a voulu authentique autant dans ses sources d’inspiration que dans les formes de revendication qu’il véhiculait, sans ambages.
L’½uvre de Batma demeure ainsi vivante et peut même prétendre traverser les âges et les générations. « Nass El Ghiwane », quant à eux, continuent leur bonhomme de chemin et le groupe s’est même cloné pour donner « Banate El Ghiwane ». C’est dire que l’esprit « ghiwani » se conjugue également au féminin. Larbi Batma, de là où il est, apprécie sûrement que « Nass El Ghiwane » continuent sur leur lancée.
Par Atika Haimoud.
Larsad
Larsad le groupe survivant de la génération de la mouvance "Dahira El Ghiwania", les fans de cette dépendance musicale fixeront leurs attentes en horizon en permanence pour toutes nouveautés venant de leur part qui assouvira cette exigence percevue depuis des décennies, Lemchaheb en perte de ces leaders, les Ghiwanes un souffle qui s'etteint, jilala en quête d'une reconnaissance mondiale incertaine.
L'intelligentsia de la chanson engagée au Maroc représentée par le talentueux groupe Larsad, un bouquet de chansons est offert à toute personne désireuse d'écouter une musique harmonieuse et paisible....!!!
Istikhbar "Fekrek" du Moubarek Djadid El Chadili. L'Age D'Or de la Musique Marocaine Fekrek par Lemchaheb (CD-2008)
Istikhbar "Fekrek" du Feu Batma Mohammed.
Depuis mon enfance, depuis des décennies ! Que je m’efforce de comprendre une problématique concernant nos patrimoines musicaux nous les Maghrébins, j’ai eu l’occasion et ce fût une coïncidence lorsque un jour un cousin à moi m’a fait écouté une chanson du groupe Lemchaheb intitulée « El Demâa », la première impression qui a figé ma réflexion était « Comment se fait-il qu’un son, un rythme de se genre pouvait être crée en ces temps là, toute une beauté musicale qu’un être humain ne pouvait qu’admirer, se sentir prit par cet air époustouflant, surprenant, merveilleux ? », de là et depuis mon âge de 16 ans, ma saveur musicale suivait cette variété mélodieuse, en 1984 à la grande salle Atlas en plein centre de Bab El Oued à Alger fût ma 1ère rencontre avec Lamrani Moulay Chérif, le leader du groupe Lemchaheb, une rencontre tant attendue qui allait enfin débloquer cette réflexion contrainte, dés mon entrée à la salle mon regard se fixa sur son mandole posé sur une chaise et avant l’entrée de la troupe, ma pensée lança cette impression « C’est cet instrument qui fait jaillir tous ces sons féériques ?!!! » toutes les réponses à mes questions ont été toutes satisfaites après 02 heures de contentement musical,
"Fekrek" de Lemchaheb.
Ce Chérif à mes yeux ne pouvait être qu’un génie!!
En 1985 j’ai acheté l’album de Lemchaheb « Sahara Eletrik » Cet album enregistré à Tanger en collaboration avec les Dissidenten le leader Moulay Chérif Lamrani a fait sortir des sons de tonnerre dans la chanson Fata Morgana , cette dernière qui est devenue célèbre non seulement en Afrique du nord mais elle est restée au top en Europe et en Amérique du nord, 1,5 million de copies ont été achetées seulement en Brésil, les paroles de cette Chanson ont été écrites par Moubarek Djadid El Chadili , une merveille dans la musique Mondiale
Le son du mandole de Lamrani est pénétrant dans la chanson de «Sahara Eletrik » en Arabe : El kara El Semra
Un fan Anglais adorant l’art de Lemchaheb,a dit « Sahara Eletrik » ”an album like no other the world had seen before, an audacious intrution in a world forbidden to western man. An album that has proven to be extensively influential along the last two decades, not only opening the ears of western rock listeners to middle eastern music but aslo helping some arabic artist to penetrate the western world, notably the now famous Cheb Khaled, Chaba Faddella, Rabi Abou Khalil, Safy Boutella and many others. » Pour traduire « Sahara Eletrik » est une nouvelle musique que personne au monde n’a encore écouté»
Andy Heurt a dit aussi en témoignage sur la musique de Lemchaheb & Dissidenten "I really put my head on the block by insisting-in print-that «Sahara Eletrik » was by far the best album of 1984. In Britain it caught the ear of John Peel, and it was a chance encounter with album’s title track on the idiosyncratic Jock’s show that started my inquisitive nose a-twitching. It’s a-twitching. It’s ironic , but by no means surprising, that Britain is the last European nation to open it’s doors and collective minds to the most surprising new continental band, Germany’s DISSIDENTEN. The assumption that we the Brits lead the field in musical trends makes it hard for us to believe that someone else has beaten us" Andy Hurt SOUNDS, May 11, 1985
Traduction : J’insiste sur le fait que l’album de Sahara Eletrik est le meilleur album de musique en Europe en 1984 , les Anglais croient toujours qu’ils sont les meilleurs Musiciens du monde, mais il ironise qu’il est difficile pour nous de croire que quelqu'un d'autre nous a battus, en référence à l’album « Sahara Eletrik », cette dernière est une chanson décrivant les misères et dénuements du continent Africain, C’est Lemchaheb qui ont crée le beat music « la musique Mondiale », ce sont eux qui ont dressés le terrain pour les chanteurs de Rai à atteindre la mondialisation, Après il y a d’autres albums encore plus beaux qui viennent, des titres de musique ample en harmonie, riche en éclat musical, des titres éternels à savoir «Out of This World», « Life at the Pyramids », Arab Shadows » et d’autres…
Istikhbar "Ya Ahli" Hammadi. Les chansons de Lemchaheb ont été fredonnées, chantées sur les cieux de Bochum en Allemagne le 28/09/1985, à Köln le 20.02.1991 et New York en 1991. Rares sont les artistes compositeurs pouvant créer une telle musique à l’instar de Sahara Eletrik et Fata Morgana, Desert Life et autres.. J’aimerai aussi mettre en évidence que le musicien Lamrani Moulay Chérif reste à mes yeux le meilleur musicien que la nation arabe a connu.
En juillet 2007 Dissidenten ont fait une tournée en Afrique du nord avec le groupe Jil jilala, entre leurs rendez vous des concerts, ils ont travaillé en collaboration avec Jil Jilala à Tanger et Casablanca pour la réalisation de leur nouveau album Tangier’s sessions, Le groupe compose et arrange la programmation musicale pour la dernière partie du « Germany’s spectacular CREOLE-Award for World Music »
En 2008 L'album« Tangier’s Sessions » est accompli. Les concerts en Europe et en Afrique du Nord débuteront à partir du mois d'avril 2008. Le premier concert de la tournée est diffusé en direct et en ligne par la radio nationale allemande SWR en avril 2008.
السلامA Rainbow جينا نغنيو السلام نعزفو لحن المحبة نغنيو لحن المحبة نجنحو لجناح الحنان في سما أولاد اليوم غنينا غنينا غنينا شلا حروب قاسينا عيينا عيينا عيينا شلا عداوة عانينا بغينا بغينا بغينا قلب الأرض يدفينا جينا نغنيو السلام نعزفو لحن الحب نغنيو لحن الحب نجنحو لجناح الحنان في سما أولاد اليوم غنينا غنينا غنينا
لكلام لمرصع
Morock'n Roll
لكلام لمرصع فقد المداق و الحرف البراق ضيع الحدة ياك الدل محاك يا سيدي عافاك و كلمة عافاك ما تحيد شدة اه يا بنادم يا بني ادام ثبت لقدام دير لك لجام راك تايه تحلم كيف نصبر و نتايا زايد في لهيب نارك تحرق قلبي واشنو ذنبي اه يا بنادم اه يا بنادم يا بني ادام و رى مولاك حسيب ا نقص من التخريب و سرك خبيه إذا بغيتي تسلم اه يا بنادم يا بني ادام حطوني في مكان يشبه القبر كله حزان لازم نصبر واش لازم نصبر
زرعالريح
Gun Factory (Time Is a Wolf)
أراسينوصيك زمن صعيب دئب مابحالودئب طبعو رهيب شرع كيفبغى كثرو يا صاح في الزمن لحروب بسبب أو دون سبوب بين الشعوب السلم فين بقى ؟؟
المضيوم
The World Is a Mirror
حياتنا اليوم ظلام قهرة وجوع عدوام فراحنا دموع وندب هذه حياتنا شوف المضيوم إذا دوى بتباثة ومعاني شوف أنت شوف من حر القهرة الساكنة فيه يبات يلالي شوف أنت شوف شوف المضيوم إذا دوى بتباثة ومعاني شوف أنت شوف سعدو باقي تالفمداوم الصبر جهدو شالو خايف صامد متكدر ويبات يلالي ويبات يعاني حياتنا اليوم ظلام قهرة وجوع عدوام فراحنا دموع وندب هذه حياتنا
ويلالي ويعاني مداوم سكاتو بسقم حياتو حياتنا اليوم ظلام قهرة وجوع عدوام فراحنا دموع وندب هذه حياتنا عوام في مواجو خايف صهد نارو قدى ما عاش في شبابو شايف شيبو بدأ كيف يطير الطير وجناحو مكسورة ؟؟ كيف يدوق الغير في العسل شهد ومرورة ؟؟
Le groupe Lemchaheb invité par la mairie de la ville d'Amiens en France en 1984, l'événement marquant est la participation de Hamadi à cette soirée.
الخيالة
أندو يا عربان راه لعدا تجبر حضروا لي عودي و السيف ديالي أندو يا عربان را الوقت تبشر بالنصر او لوصول للقطرالغالي ******** الخيام الخيالة ارشات يا الخيالة الخيل كتصيح و تهيم من البعد و شافت شرارة السهول سكنها ريح القحط الخلف يا هلي ما شفنا نوار ة ها ويلي ها ويلي على الشمال خلا و صحاري الرياح جايا حدارى الرياح جايا حداري بغزازة ***** ع اليمين صهيون يداري فقرون الجبال يراري فقرون لجبال يصيح بمهارة ******** قدامنا الاطلال تشهد بالبالي تتسنا منا نشيدوا العمارة ****** تتسنا منا نشيدوا العمارة ونعملوا صمود وسط الزوبعة ******* و نعملوا صمود و سط الزوبعة يتكون مجهودنا يا ناس التدبير و القفار القاحلة تصبح مزرعة انحصدوها كاملين و تولي بالخير
Eh oui…je t’aime mon pays, la vie ne dure pas, l’éloignement ne tient pas… J’en connais quelqu’un qui ne serait qu’enchanté par cette mélodie, n’est ce pas Medioum de Paris ?? !!!! À tous ce qui sont distants de leurs pays, je vous dédie cet air qui chauffe le cœur et fait répandre les larmes.
(A tous qui portent des casques Attention à vos oreilles le son a été amélioré en haut avec un compresseur)
Beghit Bladi
Les termes de cette chanson font elles référence au défunt Roi Chérifien ? Fekrek est-elle réellement un ensemble de messages sous-entendus ?!! Les mots ne sont pas assez faciles à déchiffrer. Nous savions tous que Fata Margona (الصفا) était destinée à l’ensemble des Rois et Présidents du monde Arabe, Fekrek était-elle l’unique à lui être destiné, les plus rusés parmi nous peuvent-ils l’affirmer ??? !!!!
Fekrek
Feu Lamrani Moulay Chérif présentait sa formation en musique intro de la chanson Hakmat Lakdar
Intro
The song El Mounadi is the work of Lemchaheb and not the creation of Dissidenten (Desert Life), as they claim, this recital whose lyrics were written previously by the group Larsad. This song has been after adopted by Lemchaheb.
Arabs should Listen more than dance.! M'barek Chadili(Lemchaheb)
Knowing that the immense task of being another Nass el Ghiwane clone was going to prove difficult, Lemchaheb decided to go their own way since day one। Their predecessors Nass el Ghiwane were already excelling at reviving the millennia old legacy of Morocco's musical heritage in popular music। Lemchaheb chose to stick to just making popular music, and surprisingly, excelling at that too! Lemchaheb's music was simpler and catchier: mandolins and guitars, percussions, and vocal harmonies। They chose not to associate themselves with any brotherhood। Their achievements helped establish the modern chaabi music in Morocco in a way that they were among the first to play Moroccan pop music using western instruments, hence setting the rules for the genre.
Lemchaheb, or the "The Torches", also hailed from Hay el Mohammadi in Casablanca. The band was started by Moulay Cherif Lamrani who approached Mohamed Bakhti, a friend of Nass el Ghiwane, about starting a similar band in 1973. Moulay Cherif had a father who was conducting bands in Oran on the lute. He learned a lot from his father as well as from the Oujda Conservatory of Music. His first band was something similar to the Oujda band, Ikouane Migri (Migri Brothers) who were playing western pop music, and had drums, guitar, bass and keyboards. The first Lemchaheb line-up consisted of Moulay Cherif, the Bahiri brothers (ex-Tyour el Ghorba) and a young girl Saida Birouk. They released an EP of four songs and gained notice. The Bahiri brothers changed course and it was time to hire new recruits. First was Mohamed Batma (brother of Laarbi Batma) and his longtime friend Mohamed Sousdi, then Hassani-poet Mbarek Chadili. Hence, the first official lineup was formed by Mbarek Chadili, Moulay Cherif Lamrani, Mohamed Sousdi, Mohamed Batma and his wife Birouk Saida around 1975. Their infectious melodies soon took hold of a large portion of listeners. By the end of the seventies it was hard not to sing along songs such as Khiala, Dawini, Denia Allah, Khayi, El Oued (El Ghadi B'id), Amana and Attaleb. Saida left the music scene shortly after and Mohamed Hammadi joined. Other classics came in, such as Meddahou, Ya Chra' and Yahli. In the early 80's, Chadili left and they hired Noujoum Ouazza on the electric guitar. His sound is very distinctive; a clear toned electric with a chorus+flanger effect. He added a dreamy sound that complemented Lamrani's acoustic mandolin. His impact on the band is still present in the band's sound; the flanger effect that he used became a trademark. Even Lamrani adopted later an acoustic mandolin but with an electric pickup and a light flanger effect. This short-lived line-up would rework some old songs and also write new songs of its own. Who could forget Moualna, Tbaye' Annass, and Khlili? After receiving an offer from the German World Fusion band Dissidenten to join them on their album, Lamrani left the band temporarily and brought Chadili with him to Germany. They wrote and played the already classic material featured on Sahara Elektrik. Meanwhile, Noujoum took complete control of string duties, and Chadili and Lamrani released some solo albums when not playing with Lemchaheb. This period of Lemchaheb was very mediocre compared to their previous years. They started including electronic drums like Jil Jilala and released awful albums like Tab'i Rebbani, Majnoun Had el 'Alam and Ibda'ate Khalida. These albums nonetheless contained some real standout tracks like Goubail Dehmiss, Lgara and Tfada Ya Louglib.
Noujoum left Lemchaheb to become a full-time member of the Dissidenten live line-up. And with Lamrani back on the mandolin, they release T'ala a Bouya Tchouf and Ya Latif. These two albums contained such great tunes like Youm Kounti M'aya, Dounia Allah (II), Ya Latif, and the epic Al Jounoud. After taking a hiatus in the mid-90's, they came back with a stream load of albums. They did however update their sound: they started incorporating elements of modern music such as drums, bass and keyboards. But fans of Lemchaheb need not worry, the basic elements were still there; the symbolic voices of Sousdi and Batma, the high wails of Hammadi and Chadili and of course the mandolin of Lamrani were still in good shape. Great songs like A'tini Mnin Na'ti Yal 'Ati, Zenzen ya Nhel, Koura ya Ard were made as well as Dounia which is a tribute to Laarbi Batma. They also updated a lot of their timeless classic with their new sound.
Batma died in 2002 and Lamrani died in October 2004. The future of Lemchaheb is uncertain.
Par le bais de cet espace nous voulons rendre hommage à notre cher groupe Lemchaheb, j’ai voulu ouvrir une autre voix aux fans désireux d’envoyer leurs œuvres, leurs musiques interprétant les titres du groupe Lemchaheb, nous serons que bienheureux de voir que cet art n’a pas disparu, et qu’il y a toujours des talents distingués qui gardent haut le flambeau de ce chant qui a abondamment transmit le bonheur aux cœurs des Ghiwaniens de ce monde. Cette page ne sera qu’un témoignage à leurs mémoires et une affirmation à notre attachement pour leur musique, valeurs et leur histoire।
- Musicien :Said
Said cet Artiste timide et distingué, car il fait sortir un son de foudre de ces instruments de musique, il crée de la belle musique tant rénovatrice dans ces dimensions, pour les gens qui savent savourer la musique et ces palpitations, ces airs rénovateurs de la joie dans nos cœurs, l’exemple révélateur n’est que les titres des ces chansons de Fata Morgana et Moualna qu’il les interprète merveilleusement, ont été bien reproduites, ces mélodies enregistrées dans sa propre maison, avec sa propre table de mixage, sa guitare et sa basse et son clavier; On ne peut qu’admirer ces créations que j’ai eu l’honneur et l’occasion d’écouter que de dire qu’elles sont remarquables dans leurs styles d’exposition musical.
Studio de Said
Mon commentaire : Said a amplement fondu encore l’attendrissement la chanson de Moualna.
Voilà une musique du chanteur Rai Mami, qu'il a interprété mieux que l'orchestre de ce dernier, à vous de juger..
In 1983, after a tour of North Africa, Dissidenten set up camp in Tangier, Morocco. The American composer and author Paul Bowles introduced them to many Moroccan musicians. The Dissidenten studio was established at the Sultan's Palace in Tangier with the help of Abdessalam Akaaboune, one of the most influential powers behind the Arabic music-scene. (The Stones work at his place since the days of Brian Jones). Dissidenten's second album Sahara Elektrik was produced at his palace.
The track Fata Morgana took off in Spain, South America and Italy and became a top dance-floor hit in 1985. Over 250,000 Spaniards saw and heard the band during a three-week-tour alone. After the British DJ John Peel repeatedly featured the group in England, the euphoria that had originally started in Southern Europe spread via England to North America, especially Canada. Sahara Elektrik made the top of the Canadian Independent Charts. A European tour followed.
In 1986, having established themselves as inter-continental musical pioneers with a world-wide reputation (NY Times), Dissidenten moved back to Tangier to concentrate on film-scores to relax from extensive touring. Unfortunately their success in the Arab World soon took such psychotic dimensions that they decided to shift their headquarters to Madrid, Spain to record the album Life at the Pyramids.
In 1987/88 they played the most important cities in Canada and the US. Their final breakthrough came with their concert at the opening gala of the New Music Seminar in the New York Palladium.
During 1989, Dissidenten worked in Morocco, India, the US and Spain on their album Out of this World released worldwide by Sire/WB in New York. Some of the most prominent North African musicians collaborated in the recording-sessions. Besides the string section of the Royal National Orchestra of Morocco, the album also features Cherif Lamrani and Mahmoud Saadi, members of the legendary groups Lem Chaheb, Jil Jilala and Nass El Ghiwane.
هل قالت مجموعة لمشاهب فعلا «وا حيدوه» في أغنية «داويني» الشهيرة التي كتبها محمد السوسدي؟ أم أن الأمر التبس على جمهور مقهور في حاجة ماسة لمن يقول له ما لم يكن هو قادرا على البوح به
محمد بختي، أحد مؤسسي ناس الغيوان ولمشاهب ومسناوة وتگادة، يؤكد -في حديث سابق مع «الجريدة الأخرى»- أن مجموعة لمشاهب سجلت بالفعل هذه الأغنية بباريس سنة 1976 في صيغة «وا حيدوه» دون أن يوضح من المقصود بالضبط بالعبارة، وكأن لسان حاله يقول: شرح الواضحات من المفضحات. مشيرا إلى أن المجموعة اضطرت إلى استبدال العبارة بـ«أحيدوس» بعد سنة أو سنتين على ذلك، مراعاة لظروف تلك الفترة. بالمقابل، ينفي أشخاص آخرون من المجموعة ومن محيطها حصول هذا الأمر، بحجة أنه لو سجلت هذه الأغنية فعلا بباريس على هذه الصيغة لدخلت إلى المغرب بشكل أو بآخر. علما أن بختي استدعي مرة من طرف البوليس لاستفساره عن «كتاب سياسي محظور» استقدمته مجموعة لمشاهب من فرنسا، اتضح فيما بعد أنه كتاب يتحدث عن الجنرال محمد أوفقير، حسبما رواه بختي. «المهم أن جمهور لمشاهب سمع «وا حيدوه»، سواء قالها أصـــــــدقاء المرحومين محمد باطما والشـــــــريف لمراني أم لم يقولوها» بحسب أحد عشاق المجموعة. بختي يؤكد أن «أغاني لمشاهب كلها كانت ذات مضمون سياسي محض. فنحن لم نقتبس لا من تراث ولا من عبدالرحمان المجذوب ولا يْديك لا يْخَليك». وحتى «خليل» محمد باطما في قطـــعة «خليلي» الشهيرة، ليس ســــــــوى ماو تســــــي تونغ. ألا يقول باطما في هذه الأغنية «فِكْرك جبال عالية ما تباع بمال.. صخرة منك تخلي لبصار فــــــيك شاخــــــصة.. تعليماتك راســـــخة الحياة دونك محال»؟ الطريف في الموضوع، أن موهبة الحسن الثاني الفنية حاضرة في نص إحدى أغاني لمشاهب، سواء كان هو المقصود بـ«وا حيدوه» أم لم يكن. حدث ذلك سنة 1977، حينما «استدعي» أصدقاء محـــــــمد السوسدي للغناء في حضرة الملك، حيث طلب منهم أن يستبدلوا العبارة الأخيرة في مقطع «تَيقولو لعدا لعْرب تْزلْعو.. مركبهم مكسور.. ما صابو عُلَما..»، الواردة في قطعة «يا مَجْمع لْعْرب»، بعبارة «ما صـــــابوا زُعَما» حسب ما رواه بختي دائما. في نفس الليلة، يتذكر السوسدي، «بكى الحسن الثاني ملّي سْمّعناه أغنية «بغيت بلادي»، التي غنـــــــــيناها له حـــــــوالي ست مرات. بينماطــــــلب مــــنا أن لا نؤدي أغنيــــــــــة فلسطـــــــين» لأنه تعـــــــب من ســــــماع هـــــــذه الكلمة، يكمل بختي
Haydouh
Dans cette chanson « Ahaydouh », il est fait référence à qui ? C’est énorme comme paroles si on prend en considération le contexte dans lequel ces éloquences ont été chantonnées, en plein public, là je rêve !!! Mais les paroles sont restées éternelles et les portes des geôles sont fermées, laissant derrière eux que des souvenirs enterrés à vie !!! Qui a gagné à la fin ? Sauf la liberté, oui liberté !!! Que dieu protège nos peuples et nos pays, que dieu guide nos politiciens à nous procurer plus de paix de sérénité et du bien vivre.
"I really put my head on the block by insisting-in print-that DISSIDENTEN's (Sahara Elektrik) was by far the best album of 1984. In Britain it caught the ear of John Peel, and it was a chance encounter with album’s title track on the idiosyncratic Jock’s show that started my inquisitive nose a-twitching. It’s ironic , but by no means surprising, that Britain is the last European nation to open it’s doors and collective minds to the most surprising new continental band, Germany’s DISSIDENTEN. The assumption that we the Brits lead the field in musical trends makes it hard for us to believe that someone else has beaten us" Andy Hurt SOUNDS, May 11, 1985 Sahara Elektrik was the work of both Lemchaheb and Dissidenten.
يا ليل دخل الليل
فيك المسكين في اهوالو
فيك الغني يزهى بالمال
سال الغريب على اوطانو
طالب من الله يبدل لحوال
ياليل ياليل ياليل
تخبات فيك لعيوب
وسترتي ما دارت بينا ليام
وقلوب فانفاق تعوم
اللسان ما عليه لجام و اللسان ما عليه لجام
وقلوب فانفاق تعوم
ياليل ياليل ياليل
والحقد عند المال ولى صحبا
بيه الغدر والباطل توام
ياليل ياليل ياليل
شـــــــــــــــــــــــــــكـــــــــــــــرا
Lyrics: Cherif M.Lamrani
Out of this world
Night is coming And I see everything as clear
As the stars in the sky I see a poor and lonely man
Embraced by the weight of his life
I see a rich man Surrounded by false friends
He celebrates his nights
I see a man In a foreign country
Searching for a home And I ask you
Oh you, Allah What is true,
What happened ?
Oh night , night
Disclose to me your secrets!
Oh night, please,
oh night In your silence you hide
The love and loathing of day
How mysterious you are!
Your darkness evokes The dreams of day
But how can I feel When the souls of men
Have been drowned by dark waters?
How could I keep quiet Night, how could it !?
Richness has many lovers
But I see infidelity and violence
Oh night, in your silence
You hide hate and love Night,
oh night, please.
Translation : H. Baroudi/Pociao/E.Lindbergh
العرب
حط المريكان في قلب القمــــرة و قـــــــوم روسيا في قلب المريخ
و تهيأ الجابون لصعود الزهــرة و انشأ علم جديد في صنع الصواريخ
و أحنا في إفريثيا انموتوا بالقهرة من مبدا الدنيا كان لينا تاريخ
صنعات فرانسا الميراج للحـروب أو لالمـــــــــــان السلاح المجهد
بلانا الطليان بالعجب فالكتوب أنواع التخدير و السم امكرد
أنا خايف شي انهار ما ينفع هروب غير اللسان طويل و الذراع البارد
يا مجمع العلرب نوظو انقلعوا سفون العجم فالبحور دارت قيامة
حتى يقولو لعدا لعرب اتزلعوا مركبهم مكسور ما صابو علامة
سلموا امركم يا عرب اتجامعوا و توصلوا في لهنا و السلامة
شف لبنان احمل دمهم ويدان و ساقت الناس اخبارو
اشفايت لحسود و الجيران ساعدوا قنس العديان و عادت القدس اجوار و لا تحافي يا الوافي
دبب ناسي لا يباتو فرق خالي
و العطشان منا نوردو و الداهش منا انجدو لا يعثر و يطيح و تلهبو عوافي
و نهزو بالعار و نحميو اقطارنا و انأديو الوصية
و نحميو كل عربي مضيوم في سلالة تاج الأنبياء
الهاوية راح التخدير بيك لبعيد ورماك فلبحور وخلاك فدوامة دور و تخبل وسط لمزون حالك اش جرى ليك حكي لينا فلحال مالك يا عمدة ليك را الشوكة ولافة راك غادي للحافة معدور في دخال تفكير دور طالب لا غاثة معدور في دخال فهمك محصور تعاثي في حتى خليو جمل راكد لاش تسالو للي دوا اتفضل ويزيد سيرو فحالكم ما فهمتو والو لغبرة وصلت لبعيد
دمعات لمشاهب
المرحوم لمراني مولاي الشريف
خويا الشـريف. لـمـشـاهـب
الله عليك يا خويا الشريف عليك رحمة الله فقدناك على الدوام محال ترجع ديك ليام مانسينا عزفك على الماندولين رحلتي ودعناك على نغمتك ضايعين
أنتوما السابقين وأحنا اللاحقين تغمتي تقاسيم شحال جميلة فالماضي والحاضر ماليها مثيلة ها حـب الرمان ها فــلـسـطـيـن شحال من قلـوب عـشـقاتـك شلاٌعـيون بالدموع ودعاتك الله عليك يا خويا الشريف بالعـلـٌة لـيفـيك ماتكلمتي وبماذا احزان ماشكيتي الله عليك يا خويا الشريف عليك رحمة الله 18/05/05 القبلي عبدو
"Quand le mot, le mot juste et sincère, intrépide et rebelle, fantasque et rêveur, épouse un air de musique tendre et volatile, parfume aux senteurs de la terre et des peaux martyrisées, habite un coeur pur et noble cela ne peut être que ...Lemchaheb."
إلى العربي باطما زياد علي كاتب من ليبيا أما صورتك على غلاف كتابك "السيرة الذاتية " فقد أشعرتني بأن المسافة بينك وبين القلب ليست أبعد مما توقعت بل زاد في قربها صديق لي يشبهها - تماما عندما كان بجبل جلعاد - حينما كانت الجبال جبالا - ولكن مدينة الضباب - لندن - سرقت يا صاحبي من صاحبي شعره وقيافته ومشيته وهدوءه وأيضا بداوته المحببة ورسمته على _ الموضة _ فالتقينا بعد قبرص مرة أخرى بالدار البيضاء ولم أجد الاجابة عن سؤالي ما الذي تغير في صاحبي؟ وهل ما أزال يحن إلى الجلسات التي جمعتنا في بارات نيقوسيا.. وضحكات - جين - التي تمنحها دون مقابل لجميع الزبائن كانت أيام تيك أوف ذا تاون وما أدراك ما هي الأيام ورأيت ما رأيت ولم أر صاحبي فأسقطت تلك الأيام عظما هي أسقطتني يا العربي يا أخي المطرز أيامه بالخوف واللاخوف بالحزن الشيعي المتجذر والذي ينخر عظام الأيام الماضية والحاضرة والقادمة أيضا.. الخوف المرقش بالحزن والفرح الدامي والجروح السرية، والحب الذي لم تعد النفس تتوق إليهيا العربي الجميل المخادع يا الماء ليس أجمل من مجهول يشده شيء إليك. . هل نقول الرحيل ... لست أدري ما يشدني إلى نصك الإبداعي الحميمي "الرحيل " الذي خفت من الاقتراب منه في البداية متوهما أن الموت قد سبقني وعشت من بعد رحيلك اللأي عذبني. رحيل توهمته وغمرتني السعادة وأن أراه يرحل لوحده وكان ليا لضحك من خوفي فهذا الصديق كان أكبر من وهمي وكانت إرادة الحياة في داخله الأقوى
الحياة جميلة يا صاحبي يا العربي - هذا ما يقوله ناظم حكمت إنك لاتخاف الاقتراب من الموت ولكنه يحاذر الاقتراب منك حتى لا يخسر الجولة، وأنت على ما أنت عليه من التيقظ يعرف أنه سيهزم وسيموت بالمجان وأكثر من مرة، ذلك لأنك ستحرمه لذة الخديعة وتقطع عليه دروب المباغتة. ولأنك تترصده كذئب البوادي، ويعرف أنك لم ولن تنكسر يا المخادع الأمين يا من سرقت موتك من الموت . وضحكت عليه حينا بالدعاء ، وأحيانا بأشياء أخرى، وكانت الكتابة حريتك المسمومة كخنجر معقوف يراوح بين الداخل والخارج وكنت محترفا في لعبة السرقة التي وفقنا فيها مرات مع أنصاف النساء ولكنك وفقت في أن تسرق الموت الساذج الذي يخشى الواجهة ويسلك الطريق الملتوي وأغبطك على النص الجميل الرحيل أقايضك موتك مقابل رحيلي - ولست بخاسر - موتك الذي يخشاك، والذي استطعت أن تدمجنه العام الحاضر والماضي والقادم أيضا ساعدك
ساعدك الرب يا أخي، وأنت تعيش ما يعجز المرء عن تجربته أكثر من مرة يقول همنجواي ، ما معناه قد يخسر الانسان .. ولكن لا يهزم من الداخل كيف بالله سرقت رسالة حبيبة صديقك حسن باحتراف جميل ياسيد نفسك
لم نعد نتهافت على اغتصاب كل ما نريد، البعض منذور الى اللامكان ، ومحطاتنا قد تحبل باللقاء .. وقد نكتفي بالسطور / من خلال سيرتك التي رصدتها ابداعا يحتاج الى الاقتراب منه عرفت عنك الكثير كانت روعتك في أنك جعلت العربي باطما قريبا من القلب وهذا أجمل ما في الابداع ليست مسألة التقعر في اللغة لا وليست الاحتراف الذي يقيس خطوط الطول والعرض ويرسم ما بداخلها ميتا ولا الاتكاء على المدارس المتعددة ولا المراهنة على التنظير ولا وضع حساب للنقاد أولئك الأصدقاء الأعداء والذين يصرون على تنظيم الزهور وينسون الجثمان . كل ما عدا النص العفوي بصدقه ، وما فيه من عيوب جميلة وما يزخر به من دفء وصدق هذا ما كان رهانك الرواية يقتلها الاحتراف عندما يجرها الى الانحراف فيمل المتلقى الكلمات المرصوفة بشكل يحمل البشاعة مثل طرقات روما القديمة يا العربي المنذور للخوف واللا أيها السلس الناعم كالماء المجنون الجميل بصدقه وطبيعته العنيف كمياه هذا الشتاء، يا رب الرحيل الجبار يا رفيق الحروف الضياء وأه من عمر يطاردن الخوف فيه كظلك وتنتصر عليه عندما يكون لكنفوشيوس حضوره "لا يقهر الزمن إلا الكلمة والحجر، والكلمة أطول عمرا"
يا رفيق الحروف الرحيل للحروف صديق مبدع يدعى (عزيزنا سين ) _ طبعا هذا اسمه المستعار _ يعشق الكتابة الساخرة ، كان من جبابرتها وكانت كلماته كالعنقاء لا تموت إلا لتبعث من جديد كان أكبر من الجدار الصلد الذي يتحداه ولكنه كان أصفر من دمعة يتيم عاش مطاردا لم يجد الوقت للزواج ولا للأطفال ولا للفرح ، فقد شغلته السخرية من كل شيء عن كل شيء كتب رسالة الى الموت يطلب منه الا يأتيه متسللا كاللصوص ولا مخادعا كالجبناء ولا غفلة دون أن يكون مستعدا له باللباس الذي يليق بصديق وأن يطرق بابه حتى يستيقظ له إن كان نائما ويستعد له وموفي كامل الرضا على النفس كان تقريبا ينتظره دون وجل دون خوف كالرجال وما أقلهم وكان يترقبه كحب سماوي طقوسه تحتاج للتحدي والشموخ والمحبة هكذا إذن يا العربي يلتقي الأصدقاء وكان صاحبي يكتب ويكتب .. ويكتب ليستريح ويستريح ليكتب وكان الرهان من يمحو الآخر وخسر الموت حضوره وكانت الجولات لصالح المبدع الفنان وعندما انتصر الموت لم يحقق ذلك بالضربة الفنية القاضية ولا بالقاضية حتى ولكنه انتصار الهزيمة - بالنقط - وصمد عزيز سين أطول مدة وكتب ما لا يموت وانتصر سيد الكلمات الساخرة ولم يهزم سوى ذلك الجسد الذي سأم اللعبة يا العربي يا ولد (أمي) هذا ما تقوله حكاية شعبية من بلادي "يا العربي ولد (أمي ) خفت . الغولة . تأكلني" عندما سمعتك تلقي تحية الصباح على الورقة لا أدري لماذا كان حضور الصديق أمل أنقل قويا عم صباحا أيها الصقر المجنح عم صباحا قبل أن تصبح مثلي مستباحا عم صباحا يا العربي
يا العربي باطما يا ناس الغيوان يا سيد الرحيل كان حضورك الابداعي أكبر من التعامل معه بلغة الأنبياء الدجلة .. نصك لا يقبل أدوات التشريح يحتاج الى الرفق والى الاحساس بالانسان أولا وثانيا وتوجته بخوفك الفطري فأينما نولي وجوهنا فهناك وجه الخوف وأينما نكون يدركنا.. الخوف يطاردنا الخوف في كل لحظة وتحرسنا أعين المخبرين " هذه الرسالة كان المفروض أن تسلم لك باليد يوم الجمعة 18- 1-1996 عندما كان هناك احتفاء بك بالرباط ولكن للرسول عذره ، فأعادها حينما تعذر عليه تسليمها لك ، ولأن كل الأشياء التي نتمكن من التعبير عنها بالكلمات ينتهي سرها.. تتبقى لنا براعم لحظات العجز عن توظيف الكلمة يا العربي يا خوي وتبقى الصداقة ما دامت الأرض هي الأرض يا علي والوفاء.. وفاء.. نلتقي
Moulay Cherif Lamrani died in Rabat on Wednesday 27th October at the age of 55 after prolonged illness. What a great loss to his family, friends, fans and the music world. Cherif certainly was one of the best arabic songwriters and musician and he will be sadly missed.
Dissidenten and Lem Chaheb's Moulay Cherif Lamrani started working together in Tanger, Morocco. Here their Project "Sahara Elektrik" was developed. From this colaboration very much rose the term world-music. We very much regret that he had to leave the session much to soon. His music will live on.
Dissidenten
Mémoires de Lamrani Moulay Chérif
Le 20 octobre de l’année 2004, il nous quitta. Il fut encore jeune et plein de talent. Il alla rencontrer notre créateur. Je suis certain que la presse marocaine l’a oublié. Celle de Basri l’ignorait, le craignait, l’occultait parce qu’il lui faisait peur. Pourtant ce ne fut qu’un simple artiste, un simple guitariste, le premier à introduire la mandoline dans la musique Marocaine. Il s’agit de Cherif de Lemchahab. Ce fut un homme engagé et qui marquera à jamais ceux qui l’ont connu.
J’ai vu Chérif grandir et je me permets de vous livrer un témoignage en sa mémoire durant ce mois sacré, ce moment de très profonde spiritualité pour prier en son âme ainsi que pour tous ceux qui nous ont quitté.
Il s’appelait Moulay Chérif LAMRANI. Il méritait son nom de Chérif parce que depuis son enfance parmi les jeunes Boubekris, ce nom lui avait porté bonheur, il détermina ainsi son caractère, sa spécificité et le chemin qu’il allait prendre dans sa vie. Chérif, n’est pas un simple agrégat de lettres, c’est une affirmation de ce qu’espéraient Zahra et M’barek pour fixer d’où venait Chérif et nouer des relations profondes avec le passé des Chorfas du Tafilalet. Chérif du groupe Lemchaheb fut le fruit d’un mélange du Maghreb Arabe. Sa mère Zahra d’origine algérienne pour laquelle il avait chanté tout petit mais aussi en souvenir d’une autre Zohra…
Zohra ! Occupe mes tolérances Tu es ma joie et mes souffrances Tu es ma vie, tu es mon bonheur Tu es la fille qui occupe mon cœur….
Et d’un père aussi grand artiste, Moulay M’Barek El Boudnibi. Cet homme a longtemps vécu à Oran durant les moments difficiles de la colonisation française. Il fut chassé par les autorités de l’Oranais, pour son engagement pour la libération du Maghreb. Il fut chanteur à la radio locale d’Oran et fut connu sous son vrai nom. Il reçut plein de menaces lorsqu’en 1959, il composa la chanson qu’a déformé Khaled en Rouhi Ya Wahran Rouhi Baslama.
Voici les véritables paroles écrites par un Marocain pur souche, le père de Chérif Lemchaheb en 1959. Khaled n’était pas encore né.
Lillah Ya Franess Amli Lamzya Blad Dzair Mahyachi Lik Wal Wakt Rah Nada Kal Al Hourya Kabli Bladek Bezzaf Aleik.... Après cela, M’Barek fut chassé d’Algérie et rejoint son cousin Mohamed Ben Mehdi, de Boudenib aussi. Son cousin fut mécanicien dans la mine de Zellidja-Boubeker avant de devenir chauffeur. Sidi Boubeker est un village distant d’une quarantaine de kilomètre d’Oujda. Chérif n’a que neuf ans à peine.
Les deux cousins, formèrent un duo pour égayer les soirées à la manière Boubekri. S’ils me lisent, ils sauront ce que j’insinue. Ils furent rejoint par un excellent « rythmiste » (le mot n’existe pas mais je signifie percussionniste…je préfère rythmiste), car Hamou Lahrira de son vrai nom Mohammed El Hasnaoui touchait à tout ce qui est fait en peau.
En 1962, le quartet qui bouleversa l’oriental fut composé des deux cousins Lamrani, de Hamou Lahrira et de Benyounes Bouchenak communément appelé FANDI. Le père des frères Bouchenak
C’est dans cette ambiance que Chérif grandit. Une maman, excellente couturière et cuisinière, un papa qui tentait de faire vivre sa famille en exerçant le métier d’horloger et de musicien à ses heures. Mais cette famille fut embarrassée par la crainte qui résulte de l’accident survenu à l’âge de huit ans à Chérif. Il se cassa le tibia. Cela fut considéré comme une infortune. Effectivement, Chérif traîna cet handicap durant le restant de ses jours.
Chérif se toisa à la mandoline de son père à l’âge de dix exactement. Avec quelques Boubekris, ils formèrent un petit groupe de Yéyé : « The Beavers ». Ils choisirent un beau gosse Mohammed Améziane comme chanteur parce qu’il ressemblait à Elvis. Plus tard, Mustapha chanteur Marocain installé actuellement en Hollande les rejoindra avec sa batterie. Leur première chanson, nostalgique démontrait d’une capacité étonnante de ces jeunes villageois enfouis entre la frontière algéro-marocaine.
Au crépuscule Au bord de l’eau Là-bas au loin Un chant d’oiseau Évoque en moi Des souvenirs D’un passé Assez lointain ………. Te souviens-tu ? Toi la mer ? De tes massacres De tes colères De ces navires Coulé en ton bassin… Chérif alla rendre visite à ses oncles maternels et rapporta d’Oran en 1961, sa première guitare électrique de couleur bleue. Ce fut la découverte d’une merveille pour les enfants de l’époque du Twist. Chérif et ses amis Boubekris imitèrent les Beatles, Enrico Macias et d’autres artistes de l’époque. Adolescent, il fréquenta le lycée Omar Ibn Abdelaziz d’Oujda. Il quitta le Maroc orientale pour travailler Chez Carnot à Casablanca. Un jour, il surprit tout le monde avec un citare qu’il dénicha on ne sait d’où. Mais ses amis d’enfance ne furent guère étonnés parce que Chérif leur ressemblait, les Boubekris venaient d’une autre planète… La rencontre avec Bakhti résidant aux Roches Noires à Casablanca allait être déterminante. Ils eurent l’idée de composer un groupe Lemchaheb. Il fallait des éléments sûrs et valables. Surtout qui ne reculent devant rien et qu’on ne peut en aucun acheter. La rigueur Sahraoui Algéro-Marocaine de Chérif est déterminante. Batma junior et Khadija, plus tard devenue son épouse furent les premiers à être conviés. Ironie du sort, un quartet comme son père avec son premier groupe à Sidi-Boubeker fut arrondi avec l’arrivée de Chadili. Hamada viendra plus tard remplacé madame Batma.
La mère de Chérif, Zahra l’Oranaise s’occupa de la couture des habits de scène comme l’avait imaginé son fils.
Lemchaheb est un terme filali qui signifie les étoiles filantes mais aussi très chaudes. Décidément, le nom valait la teneur des chansons du groupe. Ils marquèrent d’un sceau chauffé à blanc la génération des années 70. Leurs chansons ouvertement engagées venaient tracer des lumières blanches dans le ciel ténébreux du Maroc. Lemchaheb filaient dans les cieux et subjuguaient avec leur rythme, leur verbe et leur engagement. Ils écrivirent comme parle le peuple. La recherche du vocabulaire n’est jamais allé jusqu’à leur faire utiliser un jargon obscure. L’emphase des mots, la trop grande recherche dans le choix des termes fut jugée mauvais goût. L’expression la plus simple et la plus naturelle fut souvent celle qui rendait mieux leur pensée. Chérif avait dit une fois : «…il faut songer toujours pour quel public on écrit ou dans quel genre on écrit…. » avec l’accent typiquement Filali emprunté à son père il martela ses mots « …chaque sujet a sa clarté propre…Afham Yaman Tafham… »
Mais ils dérangèrent et reçurent des remontrances, des avertissements, ensuite des menaces. Ce fut du sérieux avec Ahaydouh…Ahaydouh… qui sous l’emprise de l’atténuation prit comme euphémisme Ahaydouss…Ahaydouss…L’étoile filante doit filer, elle file du mauvais coton… !
Chérif sut qu’il était difficile d’évoluer comme il le voulait dans un Maroc où la liberté d’expression faisait défaut. Il quitta son pays pour s’installer en France chez son cousin dans la région parisienne. Son cousin avait un studio d’enregistrement et lui présenta les Dissidentens, le célèbre groupe allemand de Nina Hagen. Ensemble, ils composèrent des morceaux de musique qui propulsèrent aussi bien la musique marocaine que les Dissidenten parmi les stars de ce monde.
Il quitta la France pour la Tunisie pour enfin revenir au Maroc.
Le roi Mohammed VI fit un geste louable et l’envoya en France pour se faire soigner. Le voyage fut prévu avec le célèbre écrivain du « pain nu » Mohammed Choukri, mais hélas la destinée avait choisi un jour avant l’embarquement pour nous prendre un grand penseur.
De jeunes RME avaient eu vent de l’hospitalisation de Chérif à Paris et ont pris en charge sa dernière visite dans leur ville ROUEN. Dieu les récompensera pour ce dernier adieu. La maladie l’emporta à l’âge de 55 ans, le 20 octobre, il y a une année jour pour jour.
Le mercredi matin (20/10/2004), qui correspond au 06 Ramadan 1425, un artiste aux talents multiples vient de tirer sa révérence. Lamrani Chérif, fondateur et maestro de la troupe mythique Lemchaheb, nous quitte alors qu'il se sentait très jeune; et ne cessait de répéter à qui veut l'entendre qu'il n'a pas encore donné tout ce qu'il possédait. Généreux, ses rêves ne pouvaient pas contenir son amour pour la vie et pour la musique. Lamrani Chérif avait fabriqué lui-même son instrument de musique. Il l'a baptisé mandolcelle, à l'instar de violoncelle. Ce mendolcelle nous rappelle à la fois une cithare indienne et un luth turc ! Bref, l'Orient dans toute sa splendeur ! Chérif était en train de fabriquer un autre mandelcelle, car le sien semble usé par trois décennies de bons et loyaux services. En fait, le groupe Lemchaheb, quoique composé initialement de cinq membres, comptait un sixième membre aux sonorités inégalables et inimitables. Ce mandolcelle se trouvait à point nommé, c'est-à-dire dans chaque mélodie ou arrangement. Le son se déclinait en fonction du thème de la chanson et des voix qui la composent et qui l'accompagnent. Ajoutons à cela cette touche magique du maestro, Lamrani Chérif, qui pouvait jouer dans l'extase, la transe, les yeux fermés. On se permettait de penser qu'il pouvait jouer en mettant un bandeau sur les yeux, ou un gant sur les doigts !! Il a pu imposer son style, devenu depuis trois décennies déjà, le style de Lemchaheb et une référence pour les autres groupes musicaux aussi bien au Maroc qu'à l'étranger. Lamrani Chérif est ce compositeur, arrangeur et parolier d'une grande finesse. Les tubes qu'il avait composés pour Lemchaheb (ainsi que pour d'autres formations ou chanteurs) le confirment clairement. Il est également ce nomade qui voit le monde trop petit pour contenir ses ambitions. Du Maroc à la Tunisie, en passant par la France, la Belgique, l'Allemagne et la Libye, entre autres lieux, Chérif voyageait en quête d'une perle rare, d'un trésor enfoui dans les énigmes de l'univers…Il ne cessait de chercher la perfection. Qui peut oser posséder une telle ambition ? Seul un artiste nomade, amoureux de la vie et de l'aventure pouvait ressembler à ce Chérif rêveur, utopique, atypique… Chérif ne cessait de parler de devenir un artiste mondial. Il se voulait " d'internationaliser " le style de Lemchaheb. Ceci bien avant la mondialisation et la globalisation. Lamrani Chérif est un dessinateur, un calligraphe, un architecte, un arrangeur et un ingénieur de son. Il ne cessait de répéter le dicton marocain qui dit, grosso modo, " sept métiers pour rien ". Mais Chérif n' jamais cherché un métier. Si métier il y a c'est celui de la quête et de la recherche. Peu de gens savent que Chérif avait décidé de préparer une thèse de Doctorat sur la musique ethnique à l'âge de 52 ans : Il avait établi un premier plan de recherche; ceci en parallèle avec un autre projet auquel nous allions nous atteler, Chérif, Hamadi et moi-même, dès son rétablissement. En effet, nous avions commencé un projet qui lui tenait à cœur: faire un inventaire du corpus de Lemchaheb en vue d'en faire une étude académique digne de ce nom. Nous avions établi ensemble l'équipe de recherche. Nous comptions publier l'ouvrage, en moins, en 17 volumes !. La disparition de Chérif devait nous inciter à doubler d'effort afin de mener ce projet à terme. Incha Allah. Lamrani Chérif était vraiment en avance sur son temps. Un jour, alors que je lui rendais visite dans son appartement à Casablanca, je lui ai emmenais un enregistrement d'une cassette que j'avais achetée il y a quelques années à Paris. C'était une cassette de Lamrani Chérif en solo. En écoutant le premier morceau, il me demandait le nom de l'artiste qui jouait si bien au mendolcelle. Je lui ai répondu: " un certain Lamrani Chérif ". Il écouté le morceau à nouveau, pris son mendolcelle, et a essayé d'imiter sa façon de jouer. Il n'a pas pu, malgré plusieurs tentatives. Il s'est retourné vers moi et m'a dit: " j'ai été en avance sur mon temps ". Lamrani Chérif est cet amoureux de la vie et de la musique qui se voulait, par son esprit jeûne, d'aider les jeûnes talents à aller de l'avant. Il se montrait heureux comme un bébé lorsqu'il découvrait un artiste qui chantait ou jouait bien. Un jour, l'autre pilier de Lemchaheb, Hamadi Mohamed, m'avait dit: " Chérif est le seul musicien qui crée son adversaire ". Et il n'avait aucunement peur d'agir de la sorte, car il était confiant en ses capacités et ses talents. La disparition de Lamrani Chérif est un grand désastre pour Lemchaheb, surtout après le décès, il y a quelques années, de l'autre météore: feu Mohamed Batma. Chérif souffrait et n'avait comme protection que la providence divine et la générosité royale. Sa Majesté le Roi Mohamed VI avait pris en charge l'hospitalisation de Chérif aussi bien en France qu'au Maroc. Notre souverain se montre à chaque fois aux côtés de nos artistes lorsqu'ils sont dans des conditions difficiles. L'artiste marocain, en la personne de Lamrani Chérif, souffre et de quelle manière ! Posez la question à Hamadi Mohamed, l'autre membre de Lemchaheb ! Maintenant que Lemchaheb sont devenus trois membres seulement: Hamadi, Sousdi et Chadili (qui souffre actuellement), qui peut oser remplacer la voix chaude de feu Batma Mohamed et la doigté de Lamrani Cherif ? Je suis certain que les gens honnêtes savent que l'artiste poète et le grand compositeur sont irremplaçables. Lemchaheb sont aujourd'hui orphelins et ont besoin de soutien et de protection plus que jamais. Si " quelqu'un " sera triste davantage et mélancolique, suite à la disparition de Lamrani Chérif il y a un an déjà, ce sera certainement son mandolcelle. Les notes musicales, les arrangements, les mélodies que dégageait l'instrument de musique, conçu et fabriqué par Chérif lui-même, contiennent une richesse artistique que seul Chérif pouvait explorer et diffuser; car il était le maestro par excellence !! Chérif se rendait compte que son mandolcelle était usé par le temps. Ainsi, il était sur le point de terminer le "montage" d'un autre instrument, un "clone" de son premier mandolcelle. Mais le destin a décidé autrement. Il est de notre devoir de garder en mémoire l'apport inestimable de deux géants, inoubliables et irremplaçables, de Lemchaheb: Batma Mohamed et Lamrani Chérif. Car la mémoire peut être musicale et artistique également. --------------------------------------------------- Professeur: Abdelkrim Boufarra.
أشهد أن سي محمد أزجل مني". هذا ليس مقطعا من أغنية أداها فنان ما، وليس شعارا يردده البعض منا، بل هيجزء من شهادة الفنان المغربي الكبير الراحل" العربي باطما"، في حق أخيه" لمشاهبي" الراحل سي محمد باطما، عضو مجموعة لمشاهب الغنائية، في لقاءتاريخي جمعهم في برنامج تلفزيوني قدمته القناة الثانية قبل رحيلهما. تلكم الشهادة التاريخية، ليست مجاملة أخ لأخيه، أو شهادة مدح لفنان اتجاهفنان آخر أمام أعين الجمهور، الذي كان يتتبع تلك السهرة الجميلة، بل هيشهادة فاه بها فنان كبير، له وزنه بين جموع الفنانين، المغاربة والعرببصفة عامة، شهادة محسوبة عليه تاريخيا اتجاه"هرم"من أهرمات الفن المغربي،وكلمة حق اتجاه فنانا، لم يمنح المكانة اللائقة به في هذا البلد السعيد.. شهادة كانت بمثابة آنذاك، إشارة للمسؤولين على المجال الفني، للإلتفات نحوهذا الإنسان الذي ضحى من أجل سمو الكلمة " الملتزمة" ولم يرضخ لعنف الوقتوغرائبه، مع أنه كان بإمكانه أن يكون مثل الكثيرين من الفنانين الذيناستغلوا الفرصة واغتنوا.. فكيف يعقل لهذا الفنان الكبير في آخرأيامه، أن يشعر بالتعب و الضياع، وهو يتأبط أوراق مسرحية"عقبةوحدورة"حينما صار يبحث مع رفيق دربه الفنان محمد السوسدي عن ممولللمسرحية، التي كانت مجموعة " لمشاهب" تنوي تمثيلها، وبعد ما أعلنتها فيعدة مناسبات ووعدت بها الجمهور، ولا يجد من يحتضن مشروعه الثقافي، الذييتجسد في مسرحية لا نعرف أين مصيرها ؟ وكيف يعقل أن يقام له تكريما في حياته، لم يزده سوى حسرة وألما، بحيث فتن عليه الدائنون، ظنا بهم أن هذا التكريم نال منه مبلغا مهما والعكس صحيح، ولم يشفع له فنه وتاريخه لديهم..؟! انسلت سيوف التخلي من غمدها، وصارت بسنها تخدش جسم سي محمد باطمامن دونشفقة أو رحمة.. سيوف نهلت من إنسانيته وشهامته المعهودان فيه وهمشته،وألقت به في مقاهي وشوارع مدينة الدار البيضاء، يتحسر على هذا الزمنالمغربي.. فسي محمد باطما غنى للحياة بكل معانيها المستفزة، وأحبهابكل تناقضاتها منذ بداياته الفنية، المفعمة بالمغامرات والحكايات الجميلة،التي عشق من خلالها الغربة. فبدويته أشرت عليه بطابع ميزه عن كلالفنانين، خصوصا بين أعضاء مجموعةلمشاهب، فقد كتب وغنى لكل رموز الحياةالتي تأثر بها في البادية، وهو لازال هناك صغيرا، مما انعكس ذلك على حياتهالفنية فيما بعد.. فهاهو يكتب عن" الشجرة "التي غنتها مجموعة" مسناوة،بحيث تقول الأغنية " شجرتنا علات.. علات أتفرعات..الخ..." و"الشجرة" عند سي محمد باطما هي عنوان الارتباط بالأرض والخير، وعشق لبساطة العيش الذي يتجلى في حياة البادية.. وفي رد سريع على ما كتبه عن شجرة مجموعة مسناوة - وهذا ما اعتبر انقلاباجوهريا في شخصيته – ينفي سي محمد مع مجموعة لمشاهب هذا الخير وهذه البساطةفي هذه الأرض، التي يدل عليها في صيحته المعبرة و المغناة:" ما بقاتشجرة..الخ.." ويبقى حدس الفنان قوته المستوحاة من هبة الله التي يمنحهإياه، و المجسدة في تنبئه لما سيحصل في المستقبل الآتي.. وهذا ما تنبئ لهسي محمد باطما بفرنسا في بداية الثمانينات مع مجموعة لمشاهب في أغنية " فاتوني" التي خاطب فيها الذين يزرعون الشر في طريقه، رغم أنه يبادلهمالخير، ويعتبر أن ظلام القلوب سيبقى ولن يزول مهما طال الزمن، وأن ظلامالليل زائل بقوة ضوء الفجر.. ويؤكد سي محمد باطما في بعض كلمات أغنية " فاتوني": " ظلام الليل.. الفجر م ورآه.. ظلام الكلوب.. هكذا ل بقاه.. وتظل أغنية " فاتوني"، المفتاح الذي نستطيع به فتح المعاناة التي كانتشخصية سي محمد يتخبط فيها وهو يعيش محنة الغربة التي عشقها بجنون لا يوصفوصفه، من دون أن يفصح عنها لأحد، فكان الغناء هو العزاء الوحيد، والمتنفسالذي لا يداريه مثال بالنسبة له، و الذي من خلاله يبوح عن مكنوناتهالمكبوتة التي تخالجه في داخله، يقول في أغنية" فاتوني": "كنت يا حالي تسابق لرياح واليوم يا حالي آجر لي تسقط هكذا ف مصايب لجراح وكيف يا حالي ح تتبقى لي.." ويضيف سي محمد باطما في نفس الأغنية، ولكن هذه المرة ببحة مملوءة بالبكاءمتأسفا على أيامه الجميلة التي هجرته أو بالأحرى هجرها، و لم تعد كما كانتترضيه في الماضي، لتجعله يستسلم لواقعه الذي صار يعيشه مرغما بمرارةوحسرة. " كنت يا حالي تحارب لنواح هجرتي يا حالي كل م يرضيك سألتك لله إمتى ترتاح تسعف ليام لباقي ليك.." حياة سي محمد باطما العائلية، حياة تستوجب الوقوف عندها في أكثر من أغنية،قصد التأمل والإستفسارالمنطقي لها، لانفصاله المفاجئ عن رفيقة دربهالفنانة" سعيدة بيروك" التي عادت – بالمناسبة - من جديد إلى مجموعة " لمشاهب".. ففي فترة الانفصال كان سي محمد يخاطبها في أغاني كثيرة،معلنا بذلك عن أسفه الشديد لفراقها، مع بعثه رسائل من خلال أغاني تعد منأجمل ما غنى، لحثها على العودة إليه.. فقد ردد أغنية " يوم كنت معايا"فيشريطين غنائيين الأول برفقة المجموعة، مع عرضها في القناة الثانية،والثاني شريط كان مع ابنته الفنانة " خنساء" وتقول الأغنية: " يوم كنت معايا.. م حبستني ريح لا زواق خذاني ولا بريق ف سمايا و حدا يا.. أرجع مرة رجع يا لمشيتي بلا رجوع.".. ويعود سي محمد مع ابنته في نفس الشريط الذي جمعهما، ليغني أغنية-رسالة- أخرى حملت عنوان" توبة يا ربي توبة"ويقول فيها: " توبة يا ربي توبة وأنا يامي معاه اليوم رآه سالت هو يام في كلبي عاد بدات..." وتبقىكلمات أغنية " خليلي"، أجمل إبداع صاغه المرحوم سي محمد باطما لزوجته" سعيدة بيروك"، حيث استفسر ها عن عدائها وهجرها له، تاركة كل الرسومات التيخططها بمعيتها، وهي عبارة عن أحلام صارت خالية من معناها التي رسمها فيلقائهما، والتي كانت مجموعة لمشاهب قاسمها المشترك فأي الأشرعة سيختارسي محمد، بعد فراق خليلته له..؟ وأي الطرق سيسلكها في ظل هذه الحياة التيلا ترتكز على طريق واحد وواضح..؟ وأي الرموز سيختار حين يرى مناهج الزمنتتغير في اتجاه يصعب على الفهم والاستيعاب، خصوصا عند نفسية فنان حقيقي منطينة سي محمد باطما..؟ وأي اتجاها سيتجه في سفره إذا كانت البوصلة معطلةومخربة..؟يقول في أغنية " خليلي": خليلي علاش تعاديني وتهجرني وتخللي رسامي خالية غابة أغدير أشعبة أحيوط باق من خربة هذيك رسامي خالية هذيك رسامي.. هي أغاني كثيرة صاغها المرحوم لرفيقته، عبرت عن عمق الوحدة التي كانيكابدها في حياته القاسية.. لكن يبقى السؤال مطروحا على " سعيدة بيروك" لماذا لم تستجب لنداء ته التي جاءت عبر رسائل غنائية متكررة للرجوع إليه،رغم اعترافها الذي أقرت فيه أن" سي محمد باطما، إنسان لن يجود به الزمنمرة أخرى، ويستحيل أن يعوض..!" بعد رحيل أعز الناس إليه، الوالدين، و تشتت الأصحاب ( أعضاء مجموعة لمشاهب) يقول في أغنية " لصحاب": أيا سايح في دنيا أيا من كثير لصحاب عيش وحدك تنجى من خلطة لمصايب وجب عليك حقوق صحبة في لصحاب لكذوب زولو الغش والظن لخيب وذاك لي تنويه حبيبك تصيب عدوك غير دياب بنياب لابسة ثياب.. وتأتيوفاة الأخ الأكبر" الفنان لعربي باطما"، حيث تعد بنسبه له صدمة هزتمشاعره، ليعترف ومرة أخرى من خلال الأغاني، وهي التعبير الوحيد الذي يتوفرلديه في مثل هذه الحالات الصعبة، بأن الدنيا فعلا خذلته وهزمته، وجعلت منهإنسانا يحس بالغربة، الضياع والوحدة، بحيث يقول في أغنية "حزينة يادنيا"صدرها في شريط حمل أغاني جميلة، كأغنية " زن زن يا نحل" و أغنية " كرة يا أرض". وتقول كلمات " حزينة يا دنيا": " دنيا أ يا جراحت الكلوب دنيا أيا لغالبة.. أكلشي مغلوب أزين لمثيل أحبابي لكان معايا إدومو أزين لمثيل صحابي لكان ما يمشيو علي أزين لمثيل مي أزين لمثيل بويا أزين لمثيل خويا أخويا لعزيز عليا دنيا أيا لقاسيا فيا..." للإشارة فمرض سي محمد باطما كان يصاحبه من زمان، وكان يدرك ذلك في داخله،والدليل هو كتابة أغنية" يا شاطني يا شاغل بالي"، التي غنها المرحوم لعربيباطمافي آخر شريط جمعه مع مجموعة" ناس الغيوان" وكان يقصد بها المرضالخبيث، وتقول بعض كلمات هذه الأغنية: « يا شاطني يا شاغل بالي جيتيني بين لوقات جيتيني ولوقت حمات جيتيني معطل لحضات يا شاطني يا شاغل بالي.." وتبقى أخلص صورة تعبر عن حياة هذا الفنان " الهرم"، هي أغنية " النسر"التيكتبها وغنتها مجموعة " مسناوة"، بحيث تعد هذه الأغنية مرجعا ووثيقة توضححياة التهميش والتخلي، الذي عانى منهما في حياته، التي استعار لها حياةطائر " النسر" كصورة مثيلة وشبيه بحياته.. سيظل سي محمد باطما، أروعما جادت به الظاهرة الغيوانية، حيث يعد من أهم الركائز التي شيدت هذهالظاهرة منذ بدايتها، حيث كان من الوجوه الأولى التي برزت في مجموعة" جيلجيلالة"، وحين لم يجد ذاته في طريقة أسلوبها الغنائي، أسس مع مجموعة منالفنانين" مجموعة التكدة"، ثم هجرها هي الأخرى، حيث رسى به المطاف فيالأخير بمجموعة " لمشاهب" التي منحها عقله وقلبه، بل منحها حياته التي لميسعد بها. وللإشارة فآخر ما كتب وغنى الفنان المرحوم سي محمد باطما،أغنية " الفرصة" التي تعتبر إعلانا واضحا أن الوقت قد حان للرحيل، ليستريحمن هذه الدنيا التي لا تنصف، و التي لا يمكن للإنسان أن يأمن لها مهمايكن، فهو في هذه الأغنية يسائل قلبه متى سيرسى.. ؟ وفي أي مرسى سيرسى..؟مخاطبا إياه أن هذه فرصة لا تعوض، وربما كان- وهو المعروف بحدسه القويكفنان لما سيأتي- يعني بكلمة الفرصة(الموت)الذي هو بمثابة مرسى سيرسىعليها قلبه ( ذاته)، ثم يرتاح إلى الأبد، ويقول في أغنية"الفرصة": نوصيك يا كلبي لاتفتحش اليوم بابك بعدما هجروك صحابك بعدما هجروك حبابك أسهال تعذابك.. متى ترسى يا كلبي توجد مرسى يا كلبي هذي فرصة ولا ضيع هاش ثاني ياه.. سيظلالمرحوم سي محمد باطما شهابا، أنار سماء الفن المغربي بصوته وكلماته،وسيظل رمزا من رموز الأغنية لمشاهبية، مهما طال ظلام التعتيم على حياتهالحافلة بالمغامرات، التي تستحيل على أي كائن إستعابها، وهذه الخاصيةتنطبق على أفراد مجموعة " لمشاهب" التي ينتظر الجميع إنصافها" باعتبارهاالمجموعة الوحيدة التي غنت أمام الملوك، ولم يسمح لها كبريائها أن تمديدها لهم كما فعل الكثيرون من الفنانين، ساعية إلى كسب امتيازات، مستغلةالموقف والحدث.. ولم يفعلوا.. لا لشيء سوى أنهم فنانون حقيقيين، مرتبطينبهموم الشعب التي غنوا لها بصدق موسوم بالنزاهة والحلم سجلها التاريخ فيسجل أفراد مجموعة " لمشاهب" ولا زال يسجل...
العرب حط المريكان في قلب القمــــرة و قـــــــوم روسيا في قلب المريخ و تهيأ الجابون لصعود الزهــرة و انشأ علم جديد في صنع الصواريخ و أحنا في إفريثيا انموتوا بالقهرة من مبدا الدنيا كان لينا تاريخ صنعات فرانسا الميراج للحـروب أو لالمـــــــــــان السلاح المجهد بلانا الطليان بالعجب فالكتوب أنواع التخدير و السم امكرد أنا خايف شي انهار ما ينفع هروب غير اللسان طويل و الذراع البارد يا مجمع العلرب نوظو انقلعوا سفون العجم فالبحور دارت قيامة حتى يقولو لعدا لعرب اتزلعوا مركبهم مكسور ما صابو علامة سلموا امركم يا عرب اتجامعوا و توصلوا في لهنا و السلامة شف لبنان احمل دمهم ويدان و ساقت الناس اخبارو اشفايت لحسود و الجيران ساعدوا قنس العديان و عادت القدس اجوارو لا تحافي يا الوافي دبب ناسي لا يباتو فرق خالي و العطشان منا نوردو و الداهش منا انجدو لا يعثر و يطيح و تلهبو عوافي و نهزو بالعار و نحميو اقطارنا و انأديو الوصية و نحميو كل عربي مضيوم في سلالة تاج الأنبياء
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غارو منا قلنا الحيط تبنى يا اهلي ساسو ورجع طوب قلنا ليوم لحقنا ويا اهلي غابت كل القلوب وا غارو منا و سبقونا للمشور محمودة لله عادت تاني لبشارة واللي قصدو سبيب لازم يتنصر قالو لعدا يشربونا كيسان مرارة توب جديد مايغير مولاه مايبدل صيفاتو القلب العليل الكية مكواه ياك بانو يماراتو ايه....ايه الدهر يكافي القلوب الخلاية لله السلام الدهر يكافي ما يقرو بعناية لله السلام احنا قلنا نسيرو مركبنا بالقلب الصافي ما فيه خديعة و احنا قلنا نمشيو كاملين فصربة و اللي قلال جهدو ما نديروه وزيعة المحبة ماشي غيار والنحس نلوحوه كبرنا ماشي صغار والصغير نحملوه ***************************** يومك جـــاك يومك جـــاك و انتا من طبعط حاضر *** و مالك اليوم غبتي و بعد ما يومك جاك تعاميتي *** هاك هدا ما سويتي انثور على على نفسي و عــاد آ لبعيد مس الجراح ترتاح طول انثور على على خليلك و عــاد نبغيك فكرك شفتو طاش خي **** و فعالك غابت عني طبعك ما هوا شوي ** اتبدلتي ويلي وحدي و انا يا دلالي ما ابغيت ليك غير حب الناس و انا يا دلالي هيجني ولفك و لهاني و انا يا دلالي بظلمك ماعملتي لقياس و انا يا دلالي هيجني ولفك بكاني يا لي من قبلك قومان قاع فاتو و في هبالك تبني و ما زال كاتعلي شكون بحالك ادفن عزو في حياتو و ليام الزينة إلى امشات ما تولي و شتا و تعميمتي وا حاول آسي وا حاول آسي وا حاول آسي شوف الجمر إلا طفى *** يخلي الرماد او لالا ياك العمر الا تقاضى *** يبقى الإسم فدلالا ***************************** ما دام الهم ليقاقي ما دام الهم ليقاقي جاب معاهم لهموم و تعالى يا رفيق تعالى و ساعدني نشاركو العلة و نحصروا مادام الهم ترادف ياه لا عيشة و سط مخازن ربي ربي سبحانو داري تشويت أنا فهمي و أنا يا نساعف و أنيا طالب لمحبو و عطوني قرحة هما رايدين مني طحين الرحة تشويت أنا ياه في و نار لمخالف و عاد يتخالف و انيا طالب لمحبو و عطاوني قرحة هطلو دموعو و هيمو هطلو و هيمو هطلو دموعي و هيمو ما فادني كلام العرب سنين انراعي فيومكم دوام هداك الكداب صاح فظلام و طار النوم ندريو لكلام كلام العز اصبح مردوم في دو ليام مقواني فين أنا مسلوب جايا لعواع شايف و عايف عارف و تالف
......ها الخواة ها الخاوة..... ***************************** يا مداحو بالله يا مداحو مانرواحشي وخلاكي جاحو بكيت مادا تنواحي حتى هدوب عينيا ساحو تارة تصيب قلبي ساحي تارة يسيل دم جراحو بالله يامداحو بالله******بالله يامداحو بالله وبين العقول رميتي عقلك وغزيل الحال ديما الطاعون وأنا غادي والناس دايخة فهواه كيعاملنا بجميل*** بالله يامداحو بالله******بالله يامداحو بالله و الحلاوة بللها مرار*** بالله يامداحو بالله******بالله يامداحو بالله وكلامو كيف الميزان*** بالله يامداحو بالله******بالله يامداحو بالله يعطينا من دون عبار*** بالله يامداحو بالله******بالله يامداحو بالله ولقيت الفجوة منين نوصل لهذاك القاري**ونفهم خي كان سارح ولى ذباح ونصافح اللي عاجبو الخال ماعارف ما جاري**نبلغ المراد يمكن الخواطر ترتاح وأنا غادي والناس دايخة فهواه ومدا قاضيت بضياعي لفصال**أصابر نطره واللاوي حملي لابس ثوب خميل مالابسو بقال**ميت وأنا حي فالدنيا مجلي وكدا من ذرة نفيسة فالخمال**مكنونة فالصدف مسجونة مثلي ***************************** شحال طويلة يومي أ يومي....شحال طويلة يومي أه يومي....شحال طويلة يومي شهودي فيك شعاع الشمس تغيب الشمس و موتو شهودي اه يومي....شحال طويلة يومي ساعة في زماني دقيقة دقيقة في عمري عام لحياة كاملة حقيقة كيف اليقضة منها كيف المنام يا شعاع الشمس اللي غربت دفيني را طريقي تمشي و ضيق كل ساعة....... واقف في جنب الواد ما بين شوق او لهفة كثرت الطرقان تزيدني تلفة يا شعاع الشمس اللي غربت دفيني أ يومي....شحال طويلة يومي أه يومي ....شحال طويلة يومي شهودي فيك شعاع الشمس تغيب الشمس و موتو شهودي يا شعاع الشمس اللي غربت دفيني.. دفيني... دفيني ***************************** أجي نتسامحو أها أها .... بغيت ليك حالي راه فيه العذاب يشالي ياه عاد تفهم ساعة من عمري يا داك أجي نتسامحو أو نجيك أنا ا نجيك أنا في غروب عشية..... لا دابا نجيك أنا نلقاك بجنبي و الضن ما يخيب أجي نتسامحو أو نجيك أنا الزين الغادر بينا يندم حيت خسرانا يسوا خسرانو تكساه أطرافو عليه ويرزم فاينك يا ساعة تلمو بأصحابو هدمو الصوار ومسحو ساير الأحداث قصة على شباح هايمة يا مس أرواح باكية ليوم عندهم هذا لايغتفر إلا بعثهم غدا يبنيو كل ما هدمو اليوم ابحارو شحال عاطيا مواجو للمركب حركات لمواج ناسي ناسي ناسي تحراك ادراجو وتكون مركبنا عواج أجي نتسامحو أجي ياوا..... ***************************** الجنود نحكيو ما جرى نحيو الجنود يا امانة لومني اعجابي يبشر بالخير فارس بلادي وفى وحطم القيود تورخ اسمو فالبعد سيناء و الجولان ما غلباتو عواصف ما قهراتو رمــــــــــــال و فالحق راه ينصف ما ضاق فالأرض جوال ودعي لو يا نايمين ما تلقاه عقبة ونسايرو الحال قهر جهدو بالحروب وأنواع الخصلات كيسارو على البعد و رغم القرطاس مازال للعدى الوقت لو كان تعدى وحدودو علا سوار و سواري من ساس دازو بسم ال له وآية الكرسي والأسماء الحسنى قسمو يتحداه مرادو يوصل رواحو للجنة دازو بسم اله وآية الكرسي والأسماء الحسنى وطانو ماخلاه للهزمة والدل وانواع الفتنة رفعو براية البلاد فجاه ا لعربان واجب الجنود في كل مكان عملو فجواب كل ضد خلول الزمان حركة الأسود كل حق ضد الطغيان فيك يا الرجل الفد بسلاحك القوي بانت فالميدان يا جند بدل جهدك عمل لهم عين حية بالجهاد ................ تكون إيمانو قوية الشهاداء رايحين عندك راحو عشية ترحمهم فينا ***************************** خليو البكا للعاقل خليو البكا للعاقل --- بالليل والنهار لازال يخمم ---- لازال يخمم---- خي لازال يخمم لله يا من هو غافل- – كل لنهار بخبار--- التاريخ يزمم لا زال يززم--- خي لا زال يزمم و خياتي راعيو للحق الناشئ من قديم---- كيق راد يعمل بأحكامو و قدراتو الدنيا ما ترتاح فيها غني و لعديم------ من بها مشغول آ خي شغلاتو يا ما علات الناس و بنات فالهديم ---- واش فيها كتناقض بنيان الصح تركاتو كم من جد إيوصي ---- السوء يا بنادم عاديه يحكيو علي نجليه---- كفانو يكفيه و حب الأمال يابنادم حب الأمال و لخبيث إلى وفى لو لاجل (الأجل) رايح نادم والماضي راحل --- و الوداع محتم وإلا مايتحتم يابنادم --- ما زال يتحتم ما زال يتحتم ---- تصبح نادم و تتكلم و حب الأمال يابنادم حب الأمال و لخبيث إلى وفى لو لاجل (الأجل) رايح نادم وبنادم راحل --- و الوداع محتم ويوم يتحتم يابنادم ---- تصبح نادم وا هاك تكلم مال بنادم مالو------- اطمع و تغير حالو مال بنادم مالو------ ما وانسى آجالو مال الحق غريب بينكم ------- مال ناسو مالو مال الباطل حبيب عندكم ------- مال لياموطالو وا من لا يدري خي كيف الحالة ياك دبابكم رديتوه حيط قصير و قلوبنا دم و عيونا سيالة لا إله إلا الله المسلم بنا شمالة و شوف الصهيون و دا قطعات كثيرة شباب بلا إضرابا عطانا غير البطالة و التيلاد مرمي فالزناقي لحساب تحدير جميع من هو مسلم أنتم ديرو مسألة داك الغني يساوي مع الفقير ياك الدنيا فايتة ................ الغش و النميمة و الحسد تحديرة جميع الكائنات تسبح العالي تعالى والفرق بيناتنا خيي غالضمير(غيرالضمير) ***************************** طبايع الناس يا عجبا من طبايع الناس ما بقى من لا هاج فحالو و الناس أحوال وكل واحد في حالة حالو كل واحد تلقاه تيلاغي بلغاه كل واحد تلقا عندو لنسانو ينده حسن اخلاق عبادك يا إلاه يا إلاه يا إلاه يا إلاه و الناس أحوال وكل واحد في حالة حالو والناس ياسيدي غربت فحال الدنيا وكيف ولات الهواس يا سيدي اثرت علىمخ المخاوق يوم كثرات احسن عونك ياعايش****قوتك ديما المرارة عقلك ديما طايش*******غطاتو غبارة راك مسؤول الهول والهوال وهارب مقهور و الناس أحوال وكل واحد في حالة حالو تاجر فرحان عاجباه كثرت أموالو ***************************** يا لطيف
لطف يا لطيف هاجت بالفكر شواقي بحر و ماء و ريح تقلقو من كتر مواج حداقي خايف فيهم جوارحي السلامة يغرقو لاقي يا ربي لاقي المحبة بالصديق واحد فكرو مسروق واحد شاد بالعتيق واحد قلبو محروق واحد شاب الحريق و شي فالناس تاقي وشي ما بغى يفيق واللي تقول يليق هذاك عظمو مشقوق وشحال من بحور فاضت من جهلنا خيي فين الإحسان لامطلب لاضمنون من قلة الإلتزام غاضني فدانا مسكين ومن مصير صبيانا كينقولو لشعوب خرين غنانا ما فيه غرام وا بابا ها بابا عدادنا كيف الغابة وا بابا ها بابا ارادة بدون تنفيد وا بابا ها بابا مسيرتنا ليكم غلابة وا بابا ها بابا اللي عندو الصح يزيد وا بابا ها بابا دموعي ساحت من اللمحة وعدي والفراق و الوحش ترادف والضمير غايب ما يسحا قرحتي على داك الجيل القاصف التخدير والسهير دارو قرحة وانا يا خي عنا متاسف هادوك فالعيال دارو حيحة الدل فينا و الكبدة ترجف بلادي شحال فيها من طيش قولو لي أشنو هذا ولادي أصغيري ما تبكيش لا تاخذها لك عادة يا لطيف منك يا طايش ***************************** إلى الأمام واعدنا والميعاد ليوم***ماجاري فالقدس وبيروت هما استاعنو بالعجم وروم **** حنا مانخليوا الدم يفوت كل دولة تعطي العوين *** نواجهو المصير بمرة إفريقيا والشرق اثنين *** المغرب العربي يا حصرا الدنيا كلها مسلمين *** كيف نديرو لهاد الحقرة ياك هذا زعما وقت اخر **** والسلاح فيديكم موجود كل واحد منكم صابر***** يستنى لاخر ينوض لعدى لقى الوجبة و غدر*** **زعم وتعدى الحدود وكتب على حيوط القدس إسمه بالعبرية****لكن نادينا للسلام مابغيتو **** جربتو فشعب بريء صاواريخ نووية شعب العلم ما هديتو**** ماساندنا هتلير ولا جيوشو النزية لكن الى الأمام ***الى الأمام غزوا قصبة غديرة******ولا عدى الأمم خلاتو يا حصرة عينو بصيرة **** على الشعب ضاعت حياتو يا أهل النجدة و الغيرة **** نكايد و مصايب ما فاتو قلب الشرق مصايب *** منكر بالبيان تحركات الصهيون من جديد**** وغزات لبنان فالحاضر والغايب **** صرخات الحبايب شعلات النيران من نعيد ****دخانها يبان ***************************** السيدا قدر عنا خذ النظرة واحــــــكم مشينا فبحر الظلام و لو اســـــتانسناه تلقى الخلايق فجرثومة تتعاون الدات فريسة للسيدا حسب بنادم مولاه كان بنادم فالزهو متــــــــــنعم فهم يا باس كل خدام معاه وعاد الزغبي فمرضو متشلطم و غادي مسكين ولا حد حداه حرام يا العشير حرام و الخلطة لذيذة لذيذة حرام عرضة للغير أمراض وسيدا العقوبة غديدة وشكون يحيـينا الله وشكون يمتـــنا الله وشكون يحمينا الله وشكون يقضـنا الله الله ما قادر علينا غير الله الله ما قاد علــينا غير الله كان فبحور الفحش و بالتالي نادم و بسرو ماباح خاف تضحك الناس وراه راعيوا لو يا ناس ما كانــش فاهم ما دار السحر فالدات و لا فاهم علاه أياي أياي فاعل فاحـــشة راه ندم ضاق مرار المحنة كفاه حية السيدا لهفت لفعة بالـسم ويدير للداء تاويل لازال مولاه )قادر ربي يشفي كل مسلم ويدير للداء تاويل إلاجال ربي مولاه ( شكون يصنعنا الله شكون يقـــــينا الله شكون يرفعــنا الله شكون يشــفينا الله ما قادر علينا غير الله ما قاد علينا غـــير الله ***************************** دابا تشوف لسلاف خلاوا وصية****أمانة لأجيال ليوم حكاوا مسليل هي****وصلت فالزمان المعلوم دابا تشوف دابا تشوف دابا تشوف وتعدرني داباتشوف الزمان الماجي دابا تشوف تشوف ياخلاني دابا تشوف ويهيم حالك انت و دابا تشوف****** كيف هام حالي أنا و أجي تشوف يبان ضوك أنت و دابا تشوف ****** كيف بان ضوي أنا و أجي تشوف ويهيم حالك انت و دابا تشوف****** كيف هام حالي أنا و أجي تشوف تزيان أيامك أنت و دابا تشوف ****** كيف زيانت أيامي أنا و أجي تشوف قرن العشرين ما خرجنا من محانو في زمانو****هايمانو ويكون بغرد الخلال**** نحارب الأيام الملة والمغقول غيبو ***والقوت مرار طلعت وزانو راسي راسي يا لايمي *****وعراجت الأعوام الشباب اللي نديرو فكتافي با ويلي جلاوه بالتخدير ضاع وقتو وبقى متلافي مان اللعن وسقط فالبير ماطالب ياقوت والذهب ولا فضة**** ما طالب خيول مسرجة ولا جاموس بغيت أنا سعدي يفيدني غير فالشدة**** من يدري يوريني الطريق نقطع وندوز لاتخلعك الحياة ليها تجند****خدم بالجد لاتبقاش كشلان تجيك الساعة زينة وليها تكون واجد******لاترفد هم لاتأمنش بالنسيان دابا تشوف دابا تشوف دابا تشوف وتعدرني داباتشوف دابا تشوف الزمان الماجي دابا تشوف تشوف ياخلاني دابا تشوف راه الفلك يدور والسوايع بدالة ***************************** الانتقاضة المجد للاثتقاضة. المجد لامهات الشهداء.المجد لمحمد جمال الدرة المجد لشهداء الحاضر و المستقبل. المجد لاطفال الحجارة يا عرب يا مسلمين يا سلالة اسماعيل هده جحارة من سجيل ترميها اطفال كطير ابابيل المجد للاثتقاضة النصر لفلسطين ضاعت طبريا ضاعت حطين فكل المعارك يا صلاح الدين عاد التاريخ خطواتو خسارة جنود ماتو نساتهم السنين لعدو جمع قواتو و بتخطيط متين وزع فلسطين و احنا ما زلنا يا حسرة بماضينا معجين ياما حكينا عن صلاح و الرمح الناحر لدهم والدرع والسيف المسلول ياما حكينا عن صلاح الدين القاهر عن الماضي والشجاعة والاصول داك الزمان فاش صلاح الدين نتاصر من يومها و باب خيامو مسدود لخيام رشا ثوبها سيف لهند تكسر لدهم الواثب يالعربي ولى معلول ضاع ضاع كل ما كان تحرر مازال باب خيامو مسدود ***************************** الواد بين الكديات كان الميعاد و يستنى الليل و قادر الله وسط الواد آ بابا حسينا بالخديعة و ما دمنا هراب آباب و تم كانت لخديعة و خا جا الواد برحالو و كانت الحملة قوية القلب فينا تدفن حالو ما عاد يتفهم و لغازو قوية ويلي آ باب هذا شنو و بابا هذا اشنو يدعي لنا باليل لا زم من لفجر يدعي لنا بالمال لازم من لقهر ندعي ليك آ خويا بالمحبة و السلام ضياع لمانة يستاهل لغيار هي هي آنا آنا و ظلام اليل ما يدوم هي هي آنا آنا و ظلم الصهيون ما يدوم هي هي آنا آنا أيام القهرة ما تدوم ***************************** خليلي خليلي علاش تعاديني و تهجرني و تخلي لي رسامي خالية رسامي *******خالية هاذيك رسامي غابة و غدير و شعبة ***** و حيوط باقة مخربة هاذيك رسامي رسامي خالية هاذيك رسامي ها وي هيم الوجد بيا كيف الدزيرة فيها يخلي ويملي يغرس نخلة و ينصب فدان و يضيق الحال بيا كي انشوف نجم من سماه ساقط بعد أن كان معلي فشكلو نقطة وزنها أطنان خليلي علاش تعاديني و تهجرني و تخلي لي رسامي خالية رسامي خالية هاذيك رسامي فكرك جبال عالية ما تباع بمال صرخة منك تخلي لبصار فيك شاخصة تعليمتك راصخة لحياة دونك موحال لكن نوارك صاطعة لحياة ماتدوم ناقصة خلياي علاش تعاديني و تهجرني و تخليلي رسامي خالية رسامي خالية هاذيك رسامي ما تدوم ناقة ***************************** فلسطين فلسطين يا أولى القبلتين فلسطين يا ثالثة الحرمين فلسطين يا روح فالذات أسيرة أصالة و عروبة و غيرة حكمناهم قالشرع باش يحميو لخيام يا عجبا بهذا الشرع احكام الإعدام درنا الثقة فيهم و ناديناهم ينصفونا همدونا بالشعارات و رماو القيد في ايدينا حتى لين آ خي و احنا تابفين ليهم و علينا يشدو لحصار و كيف اجرى يا العربي كنا غافلين بهم و علينا يشدوا لحصار هما فلعلالي برزو يبحثو العلم العالي أحنا سفطت عملتنا و تخلفت حالتنا و شكون المسؤول واش فلسطين الكبيرة تعود دويلة صغيرة ابناو فالخيال حدادات استسلمنا و لو ما ارضينا علينا يشدو لحضار شكون المسؤول فينا ***************************** الشجرة ما بقات شجرة بدون تحراك الريح كل جهة مدفعها بالشر إيداوي الخير و الشر اليوم عاد امساوي إمين غابت لبصار خويا صار جريح ضيع صلب النقيب من مناقر النسورة ألهف منا الخير و ساق فيناالجوع خلا ذاتنا عرضة زايلة معزولة هاي يا يا يا يا نبكي بدمعات فالعين رغم الحر أو ما انعاني ما نعاني ما نعاني كل محايني آ خي كل مخايني ناديت عليك أو لاغيت فت يا خي بالتنعات لعذاب ألي كنت قاسيت لا تظنو يا خي فات آه يا وين آها وين مال لعدا اليوم بينا بان آخي مرة مرة و خامل علامو فك لبيوت في كتاب البلدان آ خي جانا اليوم اسمعنا أنغامو نغامو بارود و شضى نيران و رياخ و سقيع سابقة فدامو فيق من كان عايش في لمان الحالة صعات أتجرد احسلبو و العالم غضبان و حروبو مشعالة كل مصابي آخي بيهم نوصيك آ خي غروب الشمس روح غنيم انبخ الكلب و دمعت صبي راعي راعي يا ما هب الريخ بفسادو يا ما بالخير كان جزاه يوم بات قطيعو فرادي جاه الذيب اسمع عواه ***************************** فاتوني فاتوني نتعطر منيمتا يا حال تسنيت هذا شحال حتى عيات الخيل من مرابطها ولا صيلها عالي حتى عيات الكادة تتسنى يبياض الحال بحالي ايه عذبوبي ومشاو خلاو أطار الجراح فداتي وراحو مسحو أطار لقدام بعد اللي راحو طواو صفحة الأيام نساو ورتاحو ظلام الليل بيض من ظلام القلوب ظلام الليل لفجر موراه وظلام القلوب هكداك مبقاه فاتوني نتعطر ونواو ليا الشر حكمو من غير رحموني قالو جول كل البلدان لكن لازم ترجع و لازم تعود كنت يا حالي تسابق الرياح وليوم يا حالي أش جرى ليك تسقط هاكدا فمصايب الجراح وكيف يا حالي حتى توقع ليك عشت يا حالي شحال من نواح هجرت يا حالي كل ما يبغيك سألتك بالله يمتا ترتاح سعد فالأيام اللي باقة ليك فاتوني نتعطر ونواو ليا الشر حكمو من غير رحموني ***************************** هاد الشي مكتوب هاد الشي مكتوب والأجل وفاه ملك الله العظيم بالواجب يحكم رفيق الشبان مات على طفحات خلانا و مشى مل قلبي يخمم ما دوز صغرو ولا طيب الحياة كان يتمنا وقتو يتسقم مكتاب الله آمر بالممات الحكم توصل والحال مظلم قطعت الواد القافلة وجاحت فالصحاري وتخبل غزل الحرير من فقدو شلا وصبحات على سباب تبكي وتجاري ويلي يا خي خلاص رابت المحنة ومشات الخيل كترابع وتجاري ورجع عودو عنيد سرجو يتدلا خي خيمات تبنات آ خي الهم وسط غدرنا آ خي لين الوتاد رشات آ خي الريح ما تعدرنا آ خي آ خي آ خي
الكافلة مشات و لا ولات اش هاد العجب الحزان قوات عنبهم مشى فالصغر ليام هاذي ما تعذر هلكات الجبال والحجر اللي شك دابا يعثر الكافلة مشات و لا ولات نقصات فرسان المشور ولا حجر سلخو البحر هذا قدر لازم نصبر ***************************** الهاوية راح التخدير بيك لبعيد ورماك فلبحور وخلاك فدوامة دور واااااااااااه و تخبل وسط لمزون حالك اش جرى ليك حكي لينا فلحال مالك يا عمدة ليك هي هي هيييي را الشوكة ولافة راك غادي للحافة معدور في دخال تفكير دور طالب لا غاثة معدور في دخال فهمك محصور تعاثي في حتى
خليو جمل راكد لاش تسالو للي دوا اتفضل ويزيد سيرو فحالكم ما فهمتو والو لغبرة(المخدرات)وصلت لبعيد ***************************** بيروت هوت جبال من عال علينا هوى علينا وثورة لدينا هناك في بيروت قتل شعبنا ونحن بحيادنا مضينا هناك في بيروت قهر عاصف والشعب صامد رجاء المعينا هناك صخر ميت لكنه يحارب الاعصار يا ويلتاه يا ويلتاااااااه يا ويلتاه قد خلعنا حزمنا وروح جهادنا وما وعينا اين اين اييييين اين عروبة بها علينا اين شعارات تغنينا بها اين عروبة تغنينا بها اين عروبة بها علينا نحن ضحايا لحرب يا صبرا يا شاتيلا الله اكبر الله اكبر لا اله الا الله ***************************** المضيوم عفاك يا لقليب تفادى لا تلوم المضيوم في ضيمو واش يفيد اصبر تعبتي يا لقليب بالزيادة المسكين بالسم إيفطنك واش يفيد اصبر انعزيك يا لقليب من جهة القرحة عييتي بالسماحة ما ألقيتي راحة وياك وياك وياك غير تفادى يا لقليب عفاك عفاك عفاك العمر قصير يا لقليب آه آ آآ بهاذيك ** القلب تفادى زاد ** المضيوم في ضيمو سبحان العاطي حكمات ملاح زيد طالب لحياة كتاب العقل حزينة و اللسان مفتاح محنتك بانت في دوامة بلا جواب آه يا لقليب ** تايب لقلوب آه يا لقليب** شكون ما فيه عيوب آه يا لقليب** طالت لمحنة آه يا لقليب** تورتنا بالمحنة بهاذيك ** القلب تفادى زاد ** المضيوم في ضيمو
Membre des légendaires Lamchaheb, l’artiste Moulay Cherif Lamrani est décédé, mercredi à Rabat, à l’âge de 55 ans des suites d’une longue maladie
A 55 ans, il aura été jusqu’au bout. De ses rêves, de ses recherches musicales mais aussi de ses déceptions. Il a connu bien de gloires, en solo comme en compagnie de son groupe de toujours, les légendaires Lemchaheb, mais aussi avec des groupes de renommée internationale avec lesquels il a mené des expériences uniques. C’était avant que la maladie et l’oubli n’aient raison de lui. Lui, c’est bien l’artiste Moulay Cherif Lamrani, membre fondateur de la troupe Lamchaheb décédé dans la matinée de mercredi à Rabat. Un décès qui vient mettre fin à une longue maladie qui le rongeait, mais aussi a une vie remplie et somme toute heureuse. Il aura laissé derrière lui cette éternelle image de membre d’un groupe qui a brillé pendant des années tant par son accoutrement, de longues robes noires ornées de flammes rouge et or, que par tout un trésor musical dont il était un des principaux et plus jaloux gardiens. Moulay Cherif Lamrani nous laisse aussi le souvenir de ces belles années 70, où il a démarré une aventure qui était loin d’être gagnée d’avance. Et pour cause, la scène musicale populaire marocaine comptait déjà des troupes de légendes, les Nass El Ghiwane et les Jil Jilala qui brillaient de mille feux. Loin de vouloir imiter quiconque, les membres du groupe Lemchaheb s’étaient tracés leur propre voie. Le succès a bel et bien été au rendez-vous. Originaire de la banlieue de Casablanca, plus précisément de Hay Mohammadi qui a enfanté tant de mythes, Chérif et ses compagnons (Mbarek Chadili, Mohamed Sousdi, le regretté Mohamed Batma et sa femme Saïda Beirouk), se seront produits dans les plus grandes salles marocaines et d’ailleurs, déplaçant à chaque fois des milliers de personnes et seront mobilisés pour les plus grandes causes telles celle de l’UNESCO. On lui doit non seulement un répertoire musical qui ne compte pas moins de 250 chansons, mais aussi une invention qui lui est propre : une sorte de «mandoline» qui combinait un instrument de musique indien et le luth arabe. Un instrument que Moulay Cherif n’a pas quitté durant plus de 35 ans et qui faisait office de véritable cachet musical de la troupe. Une troupe qui partageait les mêmes quêtes de ses prédécesseurs, à savoir la paix et le bien être pour tous, usant en cela d’une poésie sur fond de misère, dénonçant les atteintes, les misères et les régimes politiques qui sont le lot des pays arabes. Le groupe a su établir un véritable métissage culturel instrumental en électrifiant une partie de leurs instruments. C’était en grande partie grâce au Mandoline de Cherif qui, aujourd’hui encore, donne une dimension moderne que d’aucuns qualifient de pop music à la marocaine. Le groupe Lemchaheb cherchait, dès le début, une voie propre à lui, car aussi bien Nass El Ghiwane que Jil Jilala avaient conquis un grand auditoire et jouissaient d’une grande notoriété artistique. Il fallait, donc, se trouver une place difficilement accessible car la qualité des paroles, rythmes et mélodies des pionniers ne laissait aucune chance au travail improvisé ou à la promotion hasardeuse", disait d’eux le professeur universitaire Abdelkrim Boufarra. Une volonté doublée d’une autre, celle de laisser chacun des membres de la troupe mener sa propre barque. C’est ainsi que Moulay Chérif Lamrini a enregistré quatre albums en solo ou avec des groupes qu’il a formés lui-même, aussi bien au Maroc (Malak), qu’en France ou en Tunisie. Une quête de nouvelles expériences qui l’a poussé, avec Chadili à collaborer avec le groupe allemand Dissidenten. Une collaboration fructueuse puisque leurs albums ont connu un grand succès au Canada et aux Etats-Unis. Cinq albums ont ouvert les portes au succès mondial de Dissidenten: Temptation, Sahara Electrik, Life at the pyramids, Out of this World et Live in New York et auxquels les deux artistes marocains ont pris part. Des succès qui ont donné suite à bien d’autres, réalisés depuis le tout début du groupe Lemchaheb en 1974. Vers la fin de cette décennie, des titres comme Khiala, Had ecchi mektoub, Dawini, Meddahou, Ya Chraa, Amana, Hop arrommane and Attaleb, faisaient déjà le tour du pays. A tel point que la troupe a constitué une véritable école. D’autres troupes ont tenté de suivre les mêmes pas que Lemchaheb : Siham, larsad, Wi’am…sans pour autant atteindre le même degré de sincérité que la troupe de Chérif.
Mandole, Ô Mandolencel Ton Amoureux est parti, Ses doigts de Fée qui te caressaient, Ces cordes qui vibraient A l'unisson, sont muette désormais. A jamais.
la mélodie que tu dégageais, Le miel qui coulait enragé En toi, ne sont plus là pour traduire Le mal d'être, la manière de penser De tout un chacun épris De Liberté D'Equité D'Amour.
Mandole, Ô Mandolencel, Tes notes graves, Tes accords suaves, Tes Diez braves, Tes rappels stridents, Tes Lamentations et arrangements dissidents, Ont révolutionné toute une génération Eprise de renouveau et de passion.
Pleure Ö jeunesse éperdue. Le prince du Mandole n'est plus là, Pour te guider au delà De ta musique dégénérée. Jeunesse sans vue, ni pensée, L'Amoureux du Mandole est parti faire danser Les étoiles de toute les galaxies.
Piscou
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Cinq âmes
Cinq courants de charme Cinq larmes Cinq voix, un seul cri, un seul chant Une oraison hurlée depuis longtemps "Wa Taba Tchouf Ou Tâardarni daba Tchouf Daba Tchouf Zmani el madji daba Tchouf"
Tel une panne de vaisseau Tentant de ce remettre à flot Bon grés, malgré les vents contraires Et les déceptions au coût amer
A Rchat Klôo Sfounak, Oujat laryah b’cheda "
Même à Trois, IL faut garder Le cap et la foi car la vie continue malgré les déboires Et tant qu’il y a de la vie, il y a l’espoir "Nodou Ya orbane" "Nâamlou Soumoud Wasset el zoubâa"
Tel le roseau pliant sous la tempête Lemchahebs survivra et relèvera la tête Amine, Amine, Amine, YA RAABI
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Fata Morgana - Club Mix Single
Histoire de Lemchaheb
L'histoire de Lemchaheb est née autour d’une table de "La Comédie", célèbre café du centre-ville de Casablanca, en face du défunt théâtre municipal. C’est là que Moulay Chérif Lamrani vient trouver le régisseur de Nass El Ghiwane, un certain Mohamed Bakhti, et lui demande : "Je sais que tu as bossé avec les Ghiwane, on veut monter un groupe comme eux, aide-nous". Nous sommes en 1973, en pleine explosion de la pop marocaine autour de Nass El Ghiwane. Moulay Chérif Lamrani, 24 ans à l’époque, est un musicien accompli. Originaire de Boudnib (comme le général Oufkir dont il disait, pour plaisanter, qu’il était "un cousin oublié"), le musicien doit beaucoup à son père, Mbarek Boudnibi, connu pour avoir longtemps dirigé un orchestre à Oran. Dès ses débuts, Moulay Chérif reprend la mandoline de son père, en allonge le manche et conçoit ainsi un instrument unique au monde : sa mandoline à lui !
Chérif, qui a un faible pour les frères Mégri alors en plein boom, est imbibé de musique algérienne (sa mère est Algérienne). Pour l’épauler, il s’appuie sur les textes d’un ami, Mohamed Boulmane, instituteur à Hay Mohammadi (et ancien gardien de la fierté du quartier, l’équipe du TAS), connu pour sa grande culture. À eux deux, ils ont écrit et composé une première démo, accompagnés d’un certain Boukili d’Oujda et de Larbi Kessa au bendir. L’enregistrement, fait dans des conditions artisanales, est présenté à Bakhti. Le verdict tombe comme un couperet : "C’est intéressant, juge l’ancien régisseur de Nass El Ghiwane, mais pour avoir le succès des Ghiwane, il vous faut d’autres musiciens et des chanteurs". Moulay Chérif retourne à son quartier, le Belvédère, et à son boulot, à Carnaud, où il est dessinateur. L’affaire est entre les mains de Bakhti qui cherche de nouvelles têtes pour accompagner le prometteur Moulay Chérif et mettre en valeur les textes de Boulmane. Bakhti, un instituteur de 37 ans, a un immense avantage. Il dispose d’un local aux Roches-Noires, où bien des groupes sont venus répéter, voire habiter quelque temps. Après les Ghiwane, il avait pris sous son aile Tagadda dont faisait partie Mohamed Batma, le frère de Larbi. Bakhti auditionne d’autres groupes de passage à Casablanca et finit par dénicher la perle rare : les Tyour Ghourba (oiseaux de l’exil), originaires de Marrakech. Le groupe est composé des deux frères Bahiri, Ahmed et Mohamed, anciens de la troupe de Hamid Zahir, et d’une jeune fille de 15 ans, Saïda Birouk. Les Tyour Ghourba tournent en rond et n’arrivent pas à trouver un producteur pour les enregistrer. Ils sont en quête, eux aussi, d’un nouveau groupe où ils pourraient s’intégrer. Bakhti les présente à Chérif qui leur fait subir un "examen" musical et l’affaire est conclue. Mais il restait un problème : Saïda. "Il a fallu monter chez sa famille à Marrakech pour leur expliquer que Saïda fera carrière d’artiste à Casablanca, se souvient Mohamed Bakhti. Je me suis personnellement porté garant de sa sécurité et de sa bonne éducation". La jeune Saïda habite chez la famille Bakhti aux Roches-Noires. Chérif, après avoir testé les noms de "Khatoua khatoua (pas à pas)" et "Les étoiles filantes", finit par se fixer sur Lemchaheb, ou les barres rougeoyantes sur lesquelles on cuit le pain dans le four traditionnel. En 1973, le groupe, composé de Chérif, Saïda et les frères Bahiri (en plus de Bakhti, le manager) voit officiellement le jour. Il signe chez Barclay, alors en prospection au Maroc et entame ses premiers enregistrements (Al-Khyala, Bladi, premiers classiques). Chérif dessine les célèbres costumes qui signent le look du groupe, sa mère les découpe. Nous sommes en 1974, c’est le temps des premières prestations scéniques. Les affiches sont conçues par l’omniprésent Chérif, qui n’a rien perdu de son talent de dessinateur. Après une première tournée européenne pour le compte de la RAM (où le groupe encaisse 700 DH par soirée, en plus d’un défraiement quotidien… de 10 francs), Lemchaheb passe aux choses sérieuses : la scène casablancaise. Comme les Ghiwane quelques années auparavant, l’examen de passage de la bande à Chérif a lieu au cinéma Saâda, qui tient aussi lieu de salle de spectacle au Hay Mohammadi. 300 fans sont au rendez-vous. Le deuxième concert, à l’autre salle mythique de la ville, le Kawakib à Derb Soltane, élargit le premier cercle des aficionados. Lemchaheb s’est fait un nom, même si la RAM, qui les intègre dans une nouvelle tournée promotionnelle en Europe, les engage en tant que "Nass El Mchaheb". Malgré le succès grandissant, Chérif est le premier à comprendre les limites du groupe. "Il nous faut de nouvelles gammes vocales, nous n’irons pas loin dans notre configuration actuelle", confie-t-il au fidèle Bakhti. Les frères Bahiri sont évincés suite à un différend personnel (le groupe tient régulièrement des conseils d’administration pour sanctionner les écarts de discipline !) et partent fonder, de leur côté, le groupe Lajouad. L’excellent Boulmane, songwriter attitré du groupe, part à Marrakech où il deviendra, plus tard, l’un des meilleurs avocats de la ville. C’est la crise. Chérif "teste" alors un nouveau-venu : Mohamed Batma, ancien de Tagadda, admirateur de Lemchaheb (et de Saïda plus particulièrement), depuis qu’il a assisté à leur premier concert au cinéma Saâda. Batma abandonne son boulot de cheminot et intègre ainsi le groupe dont il enrichit le répertoire avec le superbe "Amana". Tournant désormais à trois, Lemchaheb prospecte de nouveaux musiciens pour remplacer les frères Bahiri. Encore une fois, le salut vient de "La Comédie", où Bakhti, fidèle client, déniche quatre nouveaux talents : Mohamed Sousdi, Mobarak Jadid (dit Chadili), Saïd Bouqal et Hamid Tchika. Les quatre musiciens reviennent d’une tournée calamiteuse en France et cherchent à se relancer. Ils sont présentés à Chérif qui les "teste" et garde les deux premiers : Sousdi et Jadid-Chadili. L’un est un pur produit du Hay, épris de musique algérienne, avec un registre de voix aiguë rappelant le célèbre Boujemia. L’autre est un véritable poète hassani, originaire de Zagora. La combinaison est parfaite : Sousdi apporte le mémorable Al-Hasla, Chadili vient avec Ettaleb et Hab Erramane. Le groupe, qui tourne désormais à cinq unités, enregistre de nouvelles bandes dans l’arrière-boutique d’un atelier de cordonnerie tenu par un certain Abderrahmane Alami. Le résultat est remarquable. Lemchaheb repart en tournée. Mais Saïda, entre-temps marié à Batma, tombe enceinte et le groupe, à l’unanimité, choisit de l’écarter. Nous sommes en 1975. Lemchaheb, avec une poignée de chansons, est devenu le rival le plus sérieux des Ghiwane, loin devant Tagadda ou Jil Jilala. Dans le nord du pays, mais aussi chez les voisins algériens, ils sont fameux. C’est la période faste de Lemchaheb qui les emmène aux quatre coins du royaume (Sahara compris), dans les pays du Maghreb et en Europe. Leur potentiel devient encore plus fort avec l’arrivée, courant 1976, de l’excellent Mohamed Hamadi, ancien de Nouass Al-Hamra, un groupe marrakchi. La configuration est définitive, les cinq talents qui composent le groupe se lâchent complètement, toujours sous la direction du "médium" Chérif et du réaliste Bakhti, l’homme de l’ombre. Les textes se politisent. Batma, sur l’indémodable Daouini, pousse le luxe jusqu’à détourner le final, "wahaïdouss" devenant malicieusement "wahaïdouh" ("virez-le", allusion directe au roi dont la popularité, à l’époque, était au plus bas). Le couplet devient d’ailleurs un hymne underground. Le même Batma, sur Khiyi, se fend d’une étonnante intro : "Youmek jak… Hak hada ma souiti" (ton heure est venue, voilà ce que tu mérites). Sur scène, la deuxième partie du couplet est accompagnée d’un retentissant "doigt d’honneur"... La décennie des années 80 sera celle de toutes les expérimentations. Chérif et Chadili tentent un "mariage" musical réussi avec les Allemands de Dissidenten. Lemchaheb investit dans un studio, Zeryab, qui se transforme en gouffre financier. L’unité du groupe en prend un coup. Chérif, notamment, multiplie les voyages, allant jusqu’à s’installer, de longues années durant, en Tunisie. Sans son maître à penser, le groupe perd de son impact, se contentant de puiser dans son propre répertoire. Ce déclin sera confirmé dans la décennie suivante avec le départ du fédérateur Bakhti, qui plie bagages et s’installe aux États-Unis. C’est le coup de grâce. Lemchaheb recolle les morceaux quand Bakhti rentre au pays, en 2002. Mais le cœur n’y est plus. Batma, longtemps malade, a quitté ce monde dès 2001. Les autres membres ont pris de la bouteille. La crise d’inspiration affecte plus encore Chérif qui cherche désespérément à se renouveler et va jusqu’à créer un groupe parallèle, Lemchaheb music, sans relief. Trop tard. Pour l’anecdote, Lemchaheb se retrouvera au complet le 16 mai 2003 au complexe Sidi-Belyout, au moment même où des explosions embrasaient le ciel de Casablanca, quelques mètres plus loin. Chérif jouera une dernière fois sur scène (avec son nouveau groupe) en juin 2004 pour la fête de la musique. Saïda, après une éclipse de près de 30 ans, remontera également sur scène avec Sousdi, Hamadi et Chadili. Mais le train est passé. Chérif meurt le 20 octobre d’un cancer digestif. Sa fameuse mandoline, qui a composé tant de chefs-d’œuvre, est déclarée "objet perdu" depuis...